On refait le match !

Après une période électorale folklorique intense, nous revoilà
dans un nouveau combat politico-universitaire. Malheureusement, l'opinion publique n'y apporte que peu d'intérêt. Et pourtant, cette bataille qui se déroule à huit-clos, en mode privé, réservé à la grande communauté des universitaires, les bourgeois de l'enseignement supérieur, a un enjeu important : sortir l'université de son marasme latent, de sa déconfiture permanente et lui donner un second souffle après un coma d'une décennie.
Ainsi, au menu de cette joute universitaire, il y a l'opposant historique soutenu par "En mode Bello"; nous avons ensuite le Joyeux inconnu de l’université, soutenu doublement par "le Changement c'est Maintenant", et l’actuel dictateur universitaire; et enfin le jeune dissident soutenu par Robert le Président de Région de "Réunionnous".
Je suis triste de ce combat de coq : voila dix ans que nous subissons cette gouvernance, avec les résultats que nous connaissons : une université classée parmi les dernières… une image de médiocres... des laboratoires sous perfusion et sous dimensionnés.
Arrêtons de sortir les égos, posons-nous la question, la bonne question : qui saura relever la tête de l’université, lui redonner des lettres de noblesse, la fierté d’être à l’université de la Réunion, l’envie de s’y inscrire, la dynamique de la réussite, qui remettra de la sérénité au sein de cette institution, qui fera briller nos laboratoires, qui nous aidera à financer nos recherches, qui portera notre parole auprès des partenaires et financeurs, qui sera entendu ? Qui est qui ? Qui nous apportera ces réponses ? Autant de questions que nous devons nous poser.
Arrêtons de penser Présidence, pensons Communauté Universitaire (enseignant, chercheur, étudiant) ; nous sommes au service de la recherche, au service de nos enfants. Je suis triste de ce match! Nous risquons d'avoir une défaite de plus pour l"université, pour la Réunion et pour nos enfants. Je suis triste du désintérêt de l'opinion publique, du monde économique, des parents, je suis triste du résultat de cette élection du 24 mai pliée d'avance. Je suis triste pour Ma Réunion.


