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Blocage de routes : Deux poids, deux mesures

Ecrit par zinfos974 – le samedi 16 avril 2016 à 00H04

Ce matin 15 avril, j’allais de Saint Gilles à Gillot chercher de la famille arrivant vers 10h. Passant à la Grande Chaloupe, je vois dans l’autre sens 4 ou 5 voitures arrêtées, et quelques personnes facilement reconnaissables aux armoiries de la CGT qui bloquent la route.

Derrière, une file ininterrompue de voitures jusqu’à Saint Denis et au-delà. 8km, 16000m de file d’attente (sur 2 voies), au moins 2000 véhicules. Devant les 5 voitures, un policier à moto, au téléphone qui devait dire à son chef que tout allait bien.

J’arrive à Gillot en retard bien sûr et sachant que l’avion avait déjà atterri, je stationne sur le dépose minute. 30 secondes après, un policier arrive et me dit que je porte atteinte à la circulation et que je dois partir immédiatement. Il m’a fallu une dose de maîtrise considérable pour ne pas lui raconter une petite histoire qu’il n’aurait sans doute pas apprécié à sa juste valeur.

De cela je retiens 3 choses :

On se dit dans un état de droit et nos gouvernants le répètent à l’envie. Comme le rappelait ce matin sur Freedom un auditeur : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » Et là, nous sommes en plein dans l’atteinte à la liberté de tous.

Nos autorités politiques sont incapables de faire respecter l’ordre public et ne le veulent pas, par laxisme, par peur, par idéologie, alors il ne faut pas s’étonner que de plus en plus d’exactions soient commises puisqu’on sait qu’elles sont tolérées. En effet, il s’agit là d’un problème d’ordre public et pas de droit de grève. Comment croire notre ministre de l’intérieur qui répète régulièrement « tout sera fait pour retrouver et punir….», alors qu’on ne cherche même pas à contraindre ceux qui devant nous en toute impunité bafouent les règles de vie en société.

Aujourd’hui les 2000 conducteurs des 2000 voitures bloquées représentent un risque de débordement et de nuisance moins grand que les occupants des 5 voitures de la CGT. Mais à continuer comme cela, les choses peuvent changer.

En revanche, lorsqu’il s’agit de s’en prendre à quelqu’un dont on sait qu’il ne pourra rien dire parce qu’il ne représente pas une force, alors là les pouvoirs publics savent donner de la voix. Sans doute une forme de défoulement ?

Et je ne chercherai pas à évoquer le niveau de représentativité des syndicaliste bloqueurs dans le monde du BTP. A l’atteinte aux libertés, on découvrirait vite qu’il faut y ajouter un abus de pouvoir. C’est un autre débat. Pour une prochaine fois…

AD - Un citoyen en colère

 

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