Sanctionner efficacement

Le système est assez complexe et va encore le complexifier. Une sanction doit être comprise et dissuasive pour être efficace. Si majoritairement les usagers pensent que c’est du racket, il n’y aura pas d’adhésion. Je vois les choses différemment.
Concernant ces « petits » excès de vitesse, il faut reconnaitre le droit à l’erreur. On n’est pas des robots et on n’a pas tous des limiteurs de vitesse. Lorsque l’on franchi la limite, l’infraction est caractérisée. Et on sanctionne. Soit par une amende soit par la perte de 2 points, (hors agglomération). Et en agglomération c’est 2 points et 135 €. Cela pour toute infraction n’excédant pas 20 km/h. Avec un délai de récupération à 1 an.
En donnant le choix, on reconnait le droit à l’erreur humaine, mais on dissuade la production des infractions. D’ailleurs que cherche-t-on : un comportement sécuritaire ou des recettes inavouables ? Dans tout accident il y a au moins une ou plusieurs infractions. Verbaliser est donc une forme de prévention. Mais quand s’attaquera-t-on au problème de comportement.
Respecter le code résout une bonne part des problèmes. La fatigue, l’inattention les incivilités etc… sont des facteurs de risque que l’on ne peut verbaliser. Il faut donc amener l’usager à se contrôler, se responsabiliser. Il suffirait d’inscrire dans la loi que tout auteur d’accident devra verser à la victime une amende correspondant à 10 % de ses revenus et à suivre un stage de sensibilisation de 2 jours.
Celui qui commet des infractions en est obligé. Celui qui a été jusqu’à l’accident en est exonéré. Si le système pénalise plus les erreurs que les fautes, il me faudra s’étonner qu’on le qualifie de racket.
On pourrait aussi imaginer une formule d’avertissement consigné dans un carnet de bord. On notera les infractions, et les situations de risque constatées par l’agent. L’automobiliste ainsi averti, reconsidéra ses positions, ou devra en payer le prix. A ce propos, j’aimerai que l’on m’explique en quoi c’est involontaire de tuer en étant alcoolisé, ou à grande vitesse. On est trop laxiste sur cet aspect. La sanction sévère se justifie quand la prévention n’a pas marché.
Mais en France le formatage chez nos « élites » c’est : contrôle – sanction – « totocher » sans distinction. On n’infantilise pas des adultes. Sinon ils se rebellent et on obtient le contraire de ce que l’on recherche.
Jacques DIJOUX
Saint-Paul


