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“C’était 500.000 francs de pot de vin ou mon projet était rejeté”, dénonce Vivien Durieux

Vivien Durieux, architecte, se bat depuis des années contre “la corruption généralisée qui gangrène” son milieu professionnel. Sa rectitude dans l’application de la loi, et son attitude contre des pratiques “non règlementaires et condamnables”, lui ont valu bien des misères et des injustices.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 19 août 2009 à 17H04

La loi des séries : Un projet d’hôtel de 35 chambres refusé en 1981 ; un autre de 24 chambres rejeté alors que l’architecte des bâtiments de France l’avait accepté en 1990 ; un projet de collège invalidé à La Possession…

“A l’inverse, à la même époque, à Saint-Denis, une route a été déviée de son tracé initial pour permettre la construction d’une trentaine de chambres supplémentaires dans une résidence hôtelière. Plusieurs établissements publics ou privés ont été construits, hors des règles de l’urbanisme…”

Ainsi, la délivrance et le respect des permis de construire relèveraient plus "du copinage et de la bienveillance de certaines personnes”. Ce ne serait pas les seules pratiques illégales que dénonce Vivien Durieux.

“Nous avions présenté un projet d’hôtel et d’un immeuble à Saint-Leu en 1990. Il avait été accepté. Mais pour pouvoir le réaliser, un cadre de la mairie m’a demandé un dessous de table de 500.000 francs”. L’architecte n’a pas voulu payer. Au final, il n’a pas eu le contrat.

Vivien Durieux est “blacklisté des marchés publics”. Il est vrai qu’aujourd’hui, il est un des rares citoyens qui voudraient savoir “pourquoi le coût de la construction d’un lycée est passé en quelques années seulement, de 35 millions de francs à 35 millions d’euros à La Réunion, le coût a été multiplié par 6,5, c’est incroyable !”.

 

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