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Violences conjugales : « Elle s’est vu mourir »

L'audience de comparution immédiate de ce vendredi avait à juger des faits de violences conjugales. Le prévenu, au casier bien chargé, venait de sortir de prison pour des faits identiques sur une ex-compagne. Loin de se remettre en question, il a donc été plus lourdement puni par la justice.

Ecrit par Régis Labrousse – le lundi 09 octobre 2023 à 10H27

Une mère de famille a vécu un enfer le 3 octobre dernier à Saint-Denis. Lorsqu’elle se présente au commissariat de Malartic, elle dénonce des faits de violences de la part de son conjoint mais refuse de porter plainte. Elle explique aux policiers qu’il doit lui verser de l’argent et qu’elle préfère attendre. Au regard de la situation dangereuse décrite par la victime, les policiers n’attendent pas et interpellent l’agresseur en début d’après-midi. Quand ils arrivent à son domicile, l’homme venait de répéter ces violences car il voulait savoir où était allée sa compagne le matin. Tout y est passé : Il l’étrangle, la menace de mort, la traine au sol pour la conduire dans la chambre et ensuite monte sur elle en appuyant ses deux genoux sur sa poitrine. Et ce, à deux reprises. Il invoque comme raison qu’elle serait trop jalouse à son goût. 

Interpellé puis placé en garde à vue, il est immédiatement jugé ce vendredi au regard de son casier qui comporte sept mentions dont quatre pour des violences sur conjoint. Ironie du sort, il a effectué un stage de sensibilisation aux violences conjugales après sa dernière condamnation. « J’ai compris ce que l’on m’a expliqué« , répond-il à la présidente qui le questionne sur le stage. S’il reconnaît les faits par la force des choses, il les minimise mais surtout, prend soin de rejeter la faute sur sa compagne qui est « trop jalouse« , et d’ajouter : « Je fais ça parce que je veux qu’elle change« . Outrée, la partie civile dénonce deux scènes d’une violence extrême et asservissante. 

« Nous sommes face à un homme qui asservit sa femme« , poursuit le parquet. « Il la place dans une situation d’emprise psychologique et financière. Ce sont des scènes d’une terrible violence où la victime s’est vu mourir. Ma seule peur aujourd’hui, c’est que la prochaine fois il commette un homicide sur une future compagne« , tance la procureure qui requiert 3 ans de prison et la révocation totale du sursis probatoire en cours. Côté défense, « les faits sont reconnus mais il est vrai que sa personnalité pose question. Il sait qu’il va être condamné à une lourde peine, la seule question, est celle de la révocation partielle ou totale du sursis probatoire en cours« , plaide la robe noire. 

Au regard de la gravité des faits, le prévenu est condamné à 3 ans de prison avec maintien en détention ainsi qu’à la révocation de 4 mois de sursis. Il lui est notifié des interdictions de contact et de paraitre au domicile de. la victime pour une durée de 2 ans. 

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