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Réchauffement climatique, nouvelle hypothèse

(Le Club de réflexion AEE de La Réunion émet une nouvelle hypothèse)

Ecrit par François Michel Maugis – le samedi 05 août 2023 à 07H15

Perdue en plein milieu de l’Océan Indien, l’ile de La Réunion est un excellent poste d’observation pour beaucoup de choses et, en particulier, pour les phénomènes météorologiques. Entre le volcan et le Piton des Neiges, les températures extrêmes, nous connaissons, et les cyclones, le phénomène météorologique le plus puissant, nous connaissons aussi. Les plus attentifs ont d’ailleurs été très surpris, ces dernières années, de constater un phénomène nouveau. Alors que l’hémisphère Nord connaissait des températures estivales particulièrement élevées, notre hémisphère Sud, dans le même temps semblait, lui, connaître des hivers légèrement plus froids que la normale. Ceci ajouté à de nombreuses autres observations, a permis à notre Club de réflexion, installé à La Réunion depuis plus de 25 ans, de soulever un certain nombre de questions et d’émettre de nouvelles hypothèses concernant le climat.

Sur le plan de la physique du globe terrestre et de son atmosphère, il est bon de rappeler quelques éléments de base. Il existe, entre le centre de la Terre à plusieurs milliers de degrés et la haute atmosphère extrêmement froide, un continuum d’abaissement progressif des températures ambiantes. A ce titre, les spécialistes de la géothermie nous font remarquer qu’à 10 mètres de profondeur, la température ambiante du sous-sol est quasiment constante sur plus de 90% de la surface terrestre. Cela tourne autour de 10°C. Il est bien évident qu’à cette profondeur, la croute terrestre est à l’abris des fluctuations de température de l’atmosphère et, l’essentiel des calories ainsi emmagasinées provient probablement du rayonnement émis par le noyau central en fusion.

Reste donc à analyser ce qui, sur ces bases, se passe en surface et dans notre atmosphère. Du fait de sa fluidité extrême, l’atmosphère qui entoure notre planète, connaît des mouvements et des variations infinies et difficilement mesurables. Tout ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que la température mesurée comme celle ressentie par les Terriens, est le résultat d’un fantastique mélange entre les courants, les vents, l’influence du soleil, comme de l’environnement terrestre, naturel ou artificiel, la succession du jour et de la nuit, la position de la Terre par rapport au soleil, etc. Et, ce que l’on peut également dire avec une quasi-certitude, c’est que depuis moins d’un siècle, le développement de l’espèce humaine et de ses activités, est à l’origine de modifications de certains équilibres antérieurs. Pour ce qui est du climat, la question est d’autant plus difficile que les paramètres à étudier sont innombrables et fluctuant dans le temps et dans l’espace. La seule hypothèse que nous retenons, c’est que les concentrations urbaines et industrielles des humains, induisent localement des accumulations anormales de chaleur. Des bulles de chaleur artificielles et supplémentaires, se formeraient donc au-dessus de ces concentrations et évolueraient dans l’atmosphère en fonction des jeux complexes des vents, des hautes et basses pressions, etc. Lorsque deux ou plusieurs bulles de chaleur s’agglomèrent, les conséquences climatiques peuvent être catastrophiques. Jusqu’à preuve du contraire, nous ne croyons pas à l’effet de serre. En effet, aucune donnée scientifique ne s’accorde sur l’altitude à laquelle se situerait cet effet de serre. Par ailleurs il est bien admis par tous les météorologues que les ascendances tourbillonnaires (cyclones, dépressions, tornades, etc.) peuvent atteindre des altitudes très élevées, en particulier, supérieures aux altitudes supposées de l’effet de serre. Enfin, il est à noter que plus la température du milieu concerné est élevée, plus le phénomène de l’ascendance tourbillonnaire est puissant, plus il monte haut dans l’atmosphère et, par conséquent, plus les masses d’air chaud ainsi projetées en altitude, se refroidissent. Reste posé le problème, semble-t-il non élucidé, du circuit emprunté ensuite par ces masses d’air refroidies. Il est certain que la mesure de ces températures est délicate sinon impossible. En effet, lorsque ces masses d’air se retrouvent en basse altitude et pourraient être mesurées, il n’y a déjà plus de concentration d’air frais mais mélange avec un air plus chaud des basses altitudes. L’abaissement global des températures est donc probables mais réparti sur de grandes surfaces, est faible et donc difficilement mesurable. Il faut noter enfin le faible nombre de stations de mesure, et surtout, leur situation géographique. Un certain nombre de ces stations sont situées en milieu naturel. Il semble que ces stations ne sont pas déplacées lorsque l’environnement devient urbain et bétonné, et donc fatalement plus chaud. Il est donc probable que, dans beaucoup de cas, l’élévation de température relevée est dû uniquement à ce changement local de l’environnement et non à une température plus élevée de l’atmosphère située au-delà du bétonnage. A la lecture du rapport du GIEC, il nous est d’ailleurs apparu que le niveau de réchauffement annoncé était inférieur à la marge d’erreur associée aux valeurs mesurées.

Notre conclusion, c’est qu’un réchauffement global de notre atmosphère nous paraît difficile à concevoir pour une planète située dans un environnement planétaire plus que glacial. Le réchauffement mesuré serait donc partiel et ne concernerait que quelques points du globe affectés par les mouvements atmosphériques qui déplacent et/ou agrègent des bulles de chaleur locales. Une répartition plus serrée des appareils de mesure et la prise en compte globale des températures anormalement basses, devraient permettre d’avoir une vision plus exacte de la situation réelle. Les mesures à prendre pour éviter ces réchauffements, apparaîtraient ainsi plus clairement. Il faudrait, semble-t-il éviter les sols à nu, les tôles, le béton et le macadam non protégé par une couverture végétale qui est la seule permettant à la fois l’humidification et la circulation de l’air, de façon naturelle, permanente et régulée. Pour s’en convaincre, il suffit de passer sous un grand arbre au centre d’une place surchauffée ou passer une journée et une nuit dans une forêt équatoriale primaire. Sous la verdure, l’air n’est jamais surchauffé.

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