Nicole Belloubet remplace Amélie Oudéa-Castéra à l'Éducation nationale

La fin du remaniement ministériel a été annoncée ce jeudi 8 février par l'Élysée, dévoilant ainsi la composition définitive du gouvernement dirigé par Gabriel Attal. Après plus de trois semaines de suspens, les noms des nouveaux ministres délégués et secrétaires d'État ont enfin été révélés, marquant ainsi la conclusion de cette période de transition.
La décision la plus attendue concernait le sort d'Amélie Oudéa-Castéra, qui avait été au cœur de plusieurs polémiques depuis sa nomination. Alors que le Premier ministre exprimait son désir de la voir quitter le ministère de l’Éducation nationale, évoquant « un trouble, un malaise », Emmanuel Macron refusait initialement de la sanctionner. Cependant, face à la colère croissante des enseignants, le président a finalement pris la décision de lui retirer le portefeuille ministériel.
Désormais dédiée au sport et aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris, Amélie Oudéa-Castéra laisse sa place à Nicole Belloubet à la rue de Grenelle. Ancienne garde des Sceaux sous le gouvernement d’Édouard Philippe et ex-rectrice d'académies à Limoges et Toulouse, son arrivée à ce poste constitue une demi-surprise, son nom étant déjà évoqué depuis la veille.
L'histoire de Nicole Belloubet est marquée par son engagement personnel. En mars 2005, alors qu'elle était rectrice de Toulouse, elle avait démissionné de son poste pour exprimer son désaccord avec la politique éducative de François Fillon, alors ministre de l’Éducation, qui avait décidé de supprimer des postes d'enseignants.


