Mutations des enseignants : Vincent Rivière relance le débat sur un concours local à La Réunion

Au lendemain de la conférence de presse organisée à la Région par des enseignants concernés par les mutations interacadémiques, Vincent Rivière, ancien candidat aux municipales à la Possession appelle à ouvrir une réflexion sur la création d’un concours local.
L’ancien candidat aux municipales de La Possession remet sur la table l’idée d’un concours d’affectation locale pour les enseignants du second degré. Un système similaire existe déjà dans certains territoires ultramarins comme Mayotte ou Guyane. "A La Réunion, c'est déjà le cas pour le premier degré avec le CRPE : les enseignants formés et recrutés ici restent ici", rappelle-t-il.
Si cette proposition peut susciter des réserves, notamment "chez certains syndicats enseignants attachés à la mobilité nationale", Vincent Rivière évoque plusieurs possibilités, comme "commencer par quelques filières avant une éventuelle généralisation" ou encore "faire coexister un concours local avec le concours national actuel afin de laisser le choix aux candidats".
Une réflexion collective réclamée
L'"autre piste " renvoie aux Centres des intérêts matériels et moraux (CIMM), déjà pris en compte dans le barème des mutations. Vincent Rivière estime que les critères actuels pourraient évoluer afin de "mieux prendre en compte la situation des enseignants réunionnais et renforcer leurs chances de revenir travailler sur leur territoire".
L’ancien candidat estime que ces questions doivent désormais faire l’objet d’un travail collectif associant l’État, les élus, les organisations syndicales et les enseignants concernés. Pour Vincent Rivière, le débat ne peut plus être repoussé. "Chaque année, à la même période, nous faisons le même constat et lançons les mêmes alertes", déclare-t-il. Avant de conclure : "À un moment, il faudra choisir : agir concrètement ou accepter que cette situation se répète indéfiniment."


