Revenir à la rubrique : Politique

Le Port : la baisse des contrats PEC commence à peser sur les services de proximité

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 17 août 2026 à 09H50

Face à la diminution des contrats Parcours emploi compétences (PEC), la Ville du Port annonce avoir mobilisé 660 000 euros pour maintenir les moyens humains nécessaires dans les écoles. Un effort qu'elle ne peut étendre à tous ses services : espaces verts, propreté et entretien des bâtiments municipaux sont désormais affectés.

La Ville du Port a choisi de concentrer ses moyens sur les écoles pour compenser la baisse des contrats aidés, annonce-t-elle. Le nombre de PEC qui y sont affectés est passé de 110 agents à la rentrée 2025 à 65 en 2026. Pour maintenir les conditions d'accueil et d'encadrement, la commune indique avoir recruté 65 agents et mobilisé 11 agents des moyens généraux, pour un coût de 660 000 euros. Le Département intervient également à travers des contrats d'accès à l'emploi (CAOM).

Lire aussi : Rentrée à La Possession : 5 millions d’euros investis, cantine à 1 euro et périscolaire étendu jusqu’à 18h

"Pour cette rentrée, la Ville a donc fait des choix drastiques", explique la municipalité, qui affirme ne pas pouvoir reproduire cet effort dans l'ensemble de ses services.

Des conséquences sur la propreté et les espaces verts

La baisse des effectifs touche désormais les services de proximité. Fin 2025, 80 PEC y étaient mobilisés contre 30 aujourd'hui. Aucun renouvellement n'étant prévu, la Ville annonce qu'il n'y en aura plus aucun en novembre.

Le service environnement aurait ainsi perdu 30 à 40 % de ses effectifs, avec des conséquences sur l'entretien des espaces verts, le nettoyage des rues et des bâtiments municipaux. Les Berges et le Parc Boisé sont notamment concernés.

La municipalité, qui avait alerté dès le mois de mai sur les conséquences de la réduction des PEC. "Moins de moyens humains, c’est moins de capacité à entretenir les espaces publics au même niveau : végétation plus difficile à maîtriser, espaces publics moins entretenus, quartiers moins propres, avec davantage de déchets et de nuisibles", précise-t-elle.

Ainsi, "pour cette rentrée, la Ville a donc fait des choix drastiques et assume quasi seule le financement des moyens humains afin que la baisse des PEC ne se traduise pas par une dégradation des conditions d’accueil et d’encadrement des marmay. Mais elle ne peut compenser durablement la réduction des contrats aidés. Les conséquences se font désormais sentir sur d’autres services publics essentiels à la vie quotidienne des Portois", conclut-elle.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :