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Ils vivent dans un 50 m² insalubre : une mère et son fils handicapé privés de logement adapté

Branle-bas de combat pour une Dionysienne. Alors qu’elle réside avec ses 3 enfants dans un appartement du chef-lieu, son fils de 14 ans est lourdement handicapé. Assez lourdement pour avoir besoin d’un lit médical et d’une surveillance permanente. Or, la famille vit dans un appartement d’à peine 50 m², en proie à des fuites d’eau. Depuis plusieurs années, la matriarche se bat pour obtenir un logement social décent.
Ecrit par Lucas Candessoussens – le lundi 18 novembre 2024 à 07H03

Le fil est décousu et les mots s’échappent à une vitesse folle. Pourtant, on comprend très bien le récit d’Angéline Hoareau. Une mère de famille qui élève seule ses 3 enfants. L’un d’eux, son fils, son aîné, est atteint de graves problèmes respiratoires. Des problèmes qui se traduisent par la nécessité d’avoir un lit médical à domicile et une grosse installation. Il n’est pas autonome, et quotidiennement, on lui fait sa toilette. C’est déjà une épreuve pour Angéline ; son fils, elle l’aime et souhaite s’en occuper du mieux qu’elle peut. Or, en grandissant, l’appartement où vit la famille paraît désormais trop étroit. Sans surprise, l’ascenseur de son immeuble fonctionne au petit bonheur la chance. Alors, gravir les 3 étages en portant son fils vaut à Mme Hoareau des mises en garde de son médecin sur la santé de son dos.

Comment déménager quand on est une mère seule, aux fins de mois difficiles, et que les bailleurs sociaux font la sourde oreille depuis des années ? Un casse-tête qui prend toute son énergie à la mère de famille et qui, peu à peu, nuit sérieusement à sa santé, à celle de son fils déjà fragile et de ses deux jeunes filles en bas âge, qui ne comprennent pas bien cette situation. « Je souffre, je n’ai plus de force », soupire la mère de famille. « Un jour, mon fils va mourir devant moi. »

 

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Un appartement sous les eaux

 

Situé dans un immeuble privé du Moufia, le logement de Mme Hoareau subit de plein fouet de nombreuses infiltrations. « Des experts sont passés à la maison et ont constaté l’état indécent », explique Mme Hoareau. En cause, les fuites d’eau qui dégradent fortement l’appartement, laissant tomber des débris partout dans le domicile. Malgré des relances auprès des propriétaires, le problème reste insoluble.

 

Ce type de mail illustre les nombreuses relances faites pour des travaux dans le domicile.

 

Salle de bain, séjour, cuisine, chambres… Aucune pièce n’est épargnée par les débris muraux.

 

Les jours de pluie, les seaux côtoient le quotidien de la famille.

 

« On a besoin de changer le lit, il est trop petit. Il faut changer tous les appareils médicaux. Mon fils grandit. Mais le problème, c’est que les nouvelles installations sont trop grosses pour rentrer dans l’appartement. […] On est obligé de lui faire sa toilette avec un gant dans son lit. Mon fils, il souffre, moi aussi. Ce n’est pas une vie. » relate la mère de famille.

 

Une urgence à deux vitesses

« Cela fait longtemps que je demande un logement social, ils m’ont dit que c’est une priorité », explique Angéline Hoareau. Sa demande a été faite il y a deux ans, et un numéro lui a été attribué. Or, récemment, la mère de famille explique qu’elle a été radiée.

 

Son numéro lui a été attribué en octobre 2022.

 

Pour rajouter du poids à son dossier, de nombreux spécialistes de santé ont écrit des courriers pour accentuer le caractère urgent de la situation. Son fils doit disposer d’un logement digne et à la hauteur de son handicap.

 

Les recommandations des médecins se multiplient pour tenter de trouver un logement à Mme Hoareau et sa famille.

 

 

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Il existe bel et bien un recours pour accélérer la procédure d’attribution, le Dalo (Droit au logement opposable). Selon le site Service-public.fr, le dispositif se présente ainsi : « Vous avez fait une demande de logement social, mais vous n'avez pas obtenu de proposition de logement adapté à votre situation (nombre de personnes à loger, montant de vos revenus, handicap...) ? Une solution est possible, sous certaines conditions. Pour cela, vous devez faire un recours Dalo. » En quelques clics, on découvre que ce recours permet d’être reconnu prioritaire pour l’attribution d’un logement social, MAIS cela ne garantit pas l’obtention d’un logement social. Connaissez-vous le délai pour l’attribution d’un logement social à Saint-Denis, même avec le Dalo ? 60 mois à partir de la date de dépôt de la demande.

 

Aujourd’hui, Mme Hoareau et son avocat ne souhaitent qu’une chose : que la mère de famille puisse acquérir un logement ou élever en toute quiétude son enfant, porteur d’un handicap lourd.

 

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