Société

Crise requin: Les causes scientifiques sous les projecteurs de la revue "Nature"

Jeudi 1 Mars 2018 - 16:55

Une étude intitulée "Facteurs environnementaux et anthropiques affectant la hausse des interactions entre les humains et les requins sur une île au développement grandissant" vient d’être publiée dans la revue scientifique de référence "Nature". Voici un extrait des thèses développées dans cet article :


Sur notre île, "le taux annuel de morsure de requin fait partie des plus élevés au monde, avec une morsure toutes les 24.000 heures de pratique du surf" révèle ainsi l’étude (*) dans son introduction.
 
"Le pic de morsures le plus élevé apparaît pendant la période d’hiver et en après-midi, et a dramatiquement explosé dans les milieux coralliens à partir des années 2000."
 
L’article présente un travail interdisciplinaire, qui a pour but de "mener à une meilleure compréhension des interactions entre requins et humains", présentant des pistes de réflexion sur l’adaptation des usagers de l’océan face à l’augmentation du risque-requin.
 
Plus il y a d’usagers de la mer, plus le risque de morsure est grand
 
L’étude souligne également "une tendance mondiale à la hausse des attaques de requins sur des humains". "Sachant que la probabilité d’une morsure de requin est directement influencée par le nombre de personnes à l’eau, il est nécessaire de standardiser ce taux, plutôt que de parler de nombre de morsures dans l’absolu".
 
"Pour rappel, entre 2010 et 2017, 23 morsures de requins sont à déplorer sur La Réunion, dont 9 fatales."
 
"Pendant la période allant des années 1980 à 2016, La Réunion figurait déjà dans le top 6 des spots mondiaux comptant le taux le plus élevé de morsures de requins non-provoquées."
 
"Le nombre grandissant d’usagers de l’océan (en particulier les surfeurs) est probablement un des moteurs de l’augmentation du nombre de morsures de requins à La Réunion, pendant la période 1988-2016. En fait, un plus grand nombre de morsures de requins arrive pendant les périodes de vacances ou de week-ends, lorsque les usagers sont nombreux."

 
Avant 2005, les surfeurs ont appris à éviter les zones à risque
 
"Entre 1988 et 2005, le taux d’attaques décroît. Une des explications possibles concernant cette baisse pourrait être que pendant cette période, les surfeurs ont appris, par tâtonnements, à éviter les zones de concentration à hauts risques-requins." "Dans une seconde phase, entre 2005 et 2016, le taux de morsure a augmenté rapidement, dépassant le taux d’adaptation des usagers de l’océan, qui font face à un risque élevé et  sans précédent de morsure. Le pic a été atteint en 2011, avec 5 morsures de requins."
 
Les requins se sont déplacés vers l’Ouest
 
"Le déplacement spatial des évènements de morsures de requins d’un habitat de substrats mixtes vers les récifs coralliens est certainement dû à la désertion des surfeurs de la côte au vent au milieu des années 1990, combiné au regroupement des requins sur des spots de surfs coralliens situés sur la côte sous le vent et à une abondance de requins potentiellement dangereux sur la zone dans les années 2010."
 
"La saisonnalité des attaques, allant de mars à août, est cohérente avec le résultat d’études récentes sur le mouvement des requins-bouledogue dans les eaux côtières situées sous le vent. Le plus grand risque de morsure est lié à une présence accrue de requins-bouledogue pendant l’hiver austral dans cette zone."
 
Basculement des eaux, surpêche, eaux usées : des facteurs possibles
 
"Un des facteurs ayant pu contribuer à la prolifération des requins peut être expliquée par des changements biologiques, qui ont altéré les habitats marins et côtiers, la qualité de l’eau, et la répartition ainsi que l’abondance d’espèces proies (notamment celles qui sont pêchées à des fins commerciales).
 
L’écosystème côtier a été fortement altéré par les activités humaines ces dernières décennies à la Réunion. Les stocks de poissons côtiers et de fond ont été considérablement surexploités depuis le début des années 2000, cela ayant eu un impact sur l’abondance des proies de requins.
 
Il est également possible que des changements au niveau de l’écosystème sur la côte Ouest de La Réunion aient créé un habitat favorable pour les requins-bouledogue, augmentant leur nombre et le risque d’interactions avec des humains proches des plages.
 
Les ports et les canaux de déversement des eaux usées, construits sur la côte Ouest pendant les 40 dernières années constituent un habitat favorable pour les requins-bouledogue, en particulier les juvéniles, de plus en plus observés en eaux peu profondes et dans les embouchures.
 
Le transfert d’Est en Ouest de 15 millions de m3 d’eaux douces par an depuis 1999 peut également avoir contribué à l’augmentation du ruissèlement d’eaux douces, modifiant ainsi les propriétés physicochimiques de la masse d’eau côtière."

 
Une grande partie de ces eaux étant utilisées pour l’agriculture, "il a été également démontré qu’un déversement plus important d’eaux souterraines pouvait provoquer une baisse de la salinité des eaux côtières".
 
"Malheureusement, le manque de données à long terme sur la présence de requins sur les côtes de La Réunion rendent quasiment impossible d’attribuer les causes imputables à un seul facteur."
 
L’étude conclut ainsi que "dans une situation où les décideurs ont tendance à vouloir gérer les émotions du public, plutôt que le danger en lui-même, la gestion efficace d’une interaction négative entre les humains et la vie sauvage doit être basée sur des preuves scientifiques".
 
"Environmental and anthropogenic factors affecting the increasing occurrence of shark-human interactions around a fast-developing Indian Ocean island", Erwann Lagabrielle, Agathe Allibert, Jeremy J. Kiszka, Nicolas loiseau, James P. Kilfoil & Anne Lemathieu publié dans la revue "Nature" le 27 février 2018.
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par Dpayet le 01/03/2018 17:34

Enfin un article scientifiquement intéressant.
Surfeurs et consorts anti-écologie, prônant la destruction des poissons (ce qui est inique pour un surfeur), relisez cet article deux fois.
Ah oui.. go vegan.

2.Posté par Zitouni DAOUD le 01/03/2018 17:46

Tous les habitants de La Réunion devraient lire cet article et sa conclusion :
"dans une situation où les décideurs ont tendance à vouloir gérer les émotions du public, plutôt que le danger en lui-même, la gestion efficace d’une interaction négative entre les humains et la vie sauvage doit être basée sur des preuves scientifiques"

3.Posté par klod le 01/03/2018 17:59

ENFIN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

merci de rappeler que certains "ex surfeurs" ont gueulé "c'est la faute à la réserve" ........................ avec des comiques "politiques" , ne connaissant que dalle à la mer, qui ont suivi : le didier robert et son clone , thierry robert , le vira, mais bon là , rien de nouveau depuis 70 ans ......................................



dés le départ de cette triste crise , les dés ont été pipés mais pas par ceux qu'on croit !!!!

s'asseoir autour d'une table et trouver des solutions au lieu de faire son "exepert" ................. ce qui est rare à la run !


des progrès , en effet , on ne peut que s'en féliciter malgré les DERIVES ( pas de dérive en haute mer en fonction des courants , "les VRAIS " usagers de la mer" connaissent ........................ mais des dérives politicardes d'ex surfeurs ' espécialistes" nouveaux politicards avec les politiques qui suivent le courant , !!!!!!!!...................... comme d'hab !!!!!!)


"take your sense again" ???????????????

un début de "bon sens" sur cette "crise requin" ? ............ c'est long le "bon sens" sur une petite ile quand il n'y a que des excités autoproclamés espécialistes qui causent ............. et comme ici , na souvent le plus gros causeur que lé écouté, sak y cause le plus fort , gros dwa par excellence ....................... c'est long les "sorties de crise" !

4.Posté par Couillonisse le 01/03/2018 18:27

Encore une preuve , mais en fallait-il, que la réserve marine n’y est pour rien :) encore une fois l’amateurisme des soi-disants connaisseurs de l'océan est mis en exergue... excellent ... hystérique comme leur blonde et incompétents comme un politique :)

5.Posté par A mon avis le 01/03/2018 18:59

" ...les décideurs ont tendance à vouloir gérer les émotions du public, plutôt que le danger en lui-même,..."

Qu'en pensent les décideurs ? ...

6.Posté par Marc le 01/03/2018 19:15

Tiens, c'est la première fois que je vois une allusion à la responsabilité du basculement des eaux, c'est intéressant.

7.Posté par paulux le 01/03/2018 19:29

Excellente conclusion: les pouvoirs publics s'emploient a gérer les émotions du public plutôt que les causes de danger. Et c'est vrai dans de nombreux domaines!

8.Posté par Simandèf le 01/03/2018 20:04

L'esprit du surf authentique n'existe plus il a laissé place au surf business avec sa mentalité. Pour la sécurité, limiter les accidents, faire des économies et éviter la mauvaise publicité le surfs et autres loisirs associés devraient être interdit à l'île de la Réunion.

9.Posté par PATRICK CEVENNES le 01/03/2018 20:18

fukcd473
7.Posté par paulux le 01/03/2018 19:29
Comme l'attentat de Charlie hebdo. La a décrété le "charlichisme" (je suis Charlie).
Pour ne pas passer pour un charlot, je n'ai jamais été un charlie. je ne réagis pas sous l'émotion.

10.Posté par GIRONDIN le 01/03/2018 20:21

..... Avant 2005, les surfeurs ont appris à éviter les zones à risque.......

Bon une remise à niveau des codes couleurs et des consignes !

11.Posté par Évident le 01/03/2018 20:37 (depuis mobile)

Des spécialistes locaux énoncent ces mêmes conclusions depuis 2010 mais personne ne les écoute, et il faut que ce soit écrit par des spécialistes externes pour que ça soit entendu. Ça reflète bien la surdité volontaire de nos élus.

12.Posté par JORI le 01/03/2018 21:29

Cet article va être critiqué par les surfeurs car pour eux la cause première de ces attaques serait la réserve marine. Mais voilà, pas de réserve marine en Afrique du Sud, ni en Australie ni à hawai, pour ne citer que ces autres lieux d'attaques de requins. C'est peut être aussi pour cette raison que cela n'est pas évoqué dans l'article.
L'article ne parle pas non plus des inconscients qui comme les deux derniers attaques mortelles bravent les interdits pensant qu'ils sont meilleurs que tout le monde.

13.Posté par Christophe mulquin le 01/03/2018 21:39 (depuis mobile)

Mr dupuy. J ai ce rapport sous les yeux. Pourquoi ne pas publier TOUT les extraits ? Pourquoi ne pas mettre à la lecture du public TOUT ? La prolifération de l espèce bouledogue. La surabondance l effet réservé la reproduction ?

14.Posté par Moi président le 01/03/2018 21:41

Et pour la disparition des pointes blanches de récif, quels sont leurs diagnostics ?

15.Posté par Réveillez vous le 01/03/2018 21:45

Enfin quand même une étude qui reprend pas mal d l"élément...

ou MALHEUREUSEMENT le facteur premier est L ACTIVITÉ HUMAINE .....qui est la cause du problème....

donc au lieu de tuer les requins par vengeance il serait bon de réfléchir a des solutions....
y a quand même ASSEZ de personne payer pour non ?

16.Posté par SeaHnet le 01/03/2018 21:48 (depuis mobile)

Erreur: l''étude dit que le nombre d''usagers à été divisé par 10 et que le risque continue a augmenté.
C''est ce qui fait la différence avec toute les attaques dans le monde.
Donc le cas de La Réunion est spécial. Merci de corriger.

17.Posté par Nono le 01/03/2018 22:59

Basculement des eaux (catastrophe écologique annoncée et volontairement ignorée par nos élus locaux), épandages de résidus de stations d'épuration, rejets en mer, bétonnage de la côte, bien sûr que ce sont les causes profondes. Cela fait 7 ans que ces arguments sont lisibles ici même sur zinfos.

La réserve marine, elle, empêche juste de réguler, c'est sa réglementation qui pose problème. Encore un aménagement du territoire complètement foireux et certains continuent de faire semblant de ne pas comprendre...

18.Posté par Couillonisse le 02/03/2018 08:55 (depuis mobile)

Les surfeurs sont bien embêtés par cette étude... pleins de leurs soutiens ont été consultés (cliff, flores le mutant, sparton..). La réserve n’est pas accusée et les fermes aquacoles ne sont même pas citées... les poncifs des surfeurs sont donc faux

19.Posté par Damien le 02/03/2018 09:29 (depuis mobile)

Pour rappel, ce sont des extraits de l''étude.
Il faut la publier entièrement.
Nous les "surfeurs" respectons plus que n''importe qui l''océan et la nature dans sa globalité. Nettoyage des plages , connaissance des lieux. La nature est reine. Merci P13

20.Posté par Romain le 02/03/2018 12:01

Non mais c est une blague ! Il n y a rien de nouveau !
Et tous les commentaires qui demandent aux surfeurs de lire ce texte pour comprendre mais vous vous intéressez au problème que depuis la semaine dernière ou vous vous y intéressez juste pour critiquer ?

En revanche le début qui fait la corrélation avec le nombre de personnes à l'eau s applique peut être au niveau global et mondial mais pas à notre niveau local.

Sinon encore une fois le basculement des eaux, la sur pêche, les eaux usées... c est pas une cause nouvelle MDR !! ça fait depuis le début de la crise qu on en parle.

21.Posté par Romain le 02/03/2018 12:02

Bonne, que dis je, EXCELLENTE question C. Mulquin POST 13

22.Posté par Drôlement crédible le 02/03/2018 13:07

C'est écrit par Erwann Lagabrielle de l'IRD, ceux la même qui sont à l'origine de tous nos problèmes. Autant dire "crédibilité ZERO"

23.Posté par Karen carpenter le 02/03/2018 13:18 (depuis mobile)

foutaise...raisons bidons émis par des scientifiques écolos qui ont rien compris de la situation.2011 : début des attaques au boucan.2011 :quasi fermeture de la aquaferme qui attirait les bouledogues comme un Dcp.ou vont aller tous ces bouledogues...

24.Posté par Karen carpenter le 02/03/2018 13:25 (depuis mobile)

avec la fermeture de l aquaferme,les bouledogues devraient aller quelque part.ben voyons,on les a ouvert un Disney parc :la marine réserve où ils étaient protègé encore plus avec la loi interdisant leur commercialisation.pourquoi on cache?

25.Posté par Brian le metro le 02/03/2018 14:23

Entièrement d'accord avec Mulquin. Il faut bruler la revue nature qui n'a pas publié le rapport en entier car à la page 76, ils disent a l'alinea 45 que c'est la reserve marine qui est coupable avec du sang sur les main et qu'elle doit s'excuser de nous avoir manqué de respect. Marre des bullshit de ces scientifques de l’extérieur.

26.Posté par Couillonisse le 02/03/2018 15:03 (depuis mobile)

@ 25 : y a que 13 pages, blaireau...

27.Posté par Moi président le 02/03/2018 16:31

Je constate dans toute cette affaire que personne n'en à rien à foutre des requins pointes blanches de récif, ni des autres marques de requin d'ailleurs.
A l'heure actuelle on peut tuer et manger des requins peau bleue, à pointes blanches du large (océaniques), même des petits pointes blanches de corail si on veut. Et personne ne s'en émeut jamais.

Y aurait-il une forme de ségrégation sévissant parmi les espèces de requins ?
Les bouledogues et les tigres peuvent rentrer en boîte de nuit, mais les autres non ?

28.Posté par Brian le metro le 02/03/2018 18:59

@ 26 ahaha 13 pages c'est la plaquette version bibliotheque verte.

Je parle de la vraie version entier ecrite avec des petites lettres, avec les annexes et les dessins de courbe qui font la comparaisons dans le monde entier alors que c'est une affaire qui concerne la reunion creolo974 sedentaire. Marre des bullshit de l'exterieur. la revue nature tout le monde sait ke c'est des plankés de l'exterieur qui connaissent rien à la wave de la run.

29.Posté par klod le 02/03/2018 19:03

mulquin ???????????? un "espécialiste" comme flores et nativel , reconverti dans la "politique" ....................... on est pas encore sortie ..................................povs surfeurs"974"


par contre , fectivement , et par expérience , la ferme aquacole attirait les sharks ! et bonnes questions de certains : où sont nos pointes blanches et noires ???????????? article , finalement , avec du "recul" , peu précis , au niveau de l'analyse sur "les causes" ,

bien que "c'est un début", loin des vociférations de nos "espécialistes locaux" , ex surfeurs , reconvertis en politiques , c'est ici et nulle part ailleurs , hélas , certains s'en contentent !!!!!!

30.Posté par Père farmoatsy le 03/03/2018 06:19

Le klod trop fort il connait mieux que tout le monde . Etonnant qu'il n'ait pas publié sa version, son experience comme il dit, dans Nature ou alors sciences & vie. Mais il parait que le CNRS est en train de faire une compilation de ses recommandations requins pour envoyer à l'IFREMER

31.Posté par klod le 03/03/2018 09:08

tiens , post 30 à des potes chez nos "grands espécialistes" , que je ne suis pas , je le rassure , mais au moins , je m'y crois pas . alors , c'est toujours la fooooooote à la réserve ?

32.Posté par GIRONDIN le 03/03/2018 11:36 (depuis mobile)

31. klod
Alors, t'as l'habitude de fréquenter sur zinfo les nervis politiques, cela te fait quoi de fréquenter des nervis surf et ou surfpolitik ?

Une bonne remise à niveau des codes couleurs et des consignes pour eux ? 🙄

Bon week-end l'ami 😜

33.Posté par Article de portée limitée... Et le risque ciguatera? Et la disparition mondiale des populatins de requins? le 03/03/2018 13:03

22.Posté par Drôlement crédible le 02/03/2018 13:07

C'est écrit par Erwann Lagabrielle de l'IRD, ceux la même qui sont à l'origine de tous nos problèmes. Autant dire "crédibilité ZERO"

Affirmation trop catégorique. Je suis plus nuancé. J'ai lu l'article de zinfos et aussi rapidement l'article de "Nature" qui est en anglais. Pas évident. J'ai lu aussi les commentaires.

Rien apparemment n'est dit sur l'arrêt de la commercialisation des requins bouledogues et tigres, et donc l'arrêt de leur pêche depuis les années 2000? Et la corrélation temporelle avec les apparitions de plus en plus fréquentes puis les attaques dans les années 2000-2010 et après?

Toutes les causes possibles évoquées restent seulement des hypothèses avancées .

Et le basculement des eaux modifiant la composition chimique de l'eau, je veux bien, pour pouvoir peut-être expliquer "l'avancée" territoriale de bouledogues sur nos côtes, car on sait qu'ils peuvent vivre et nager aussi dans les eaux douces. Mais faudra m'expliquer pour les requins tigres, et les requins taureaux également présents ?

L'article parle d'ailleurs de "transoceanic movements of bull sharks between Indian Ocean islands, including La Réunion" à partir d'une détection d'un requin femelle (apprécions le pluriel....)!

Quid des preuves de cette affirmation: "Les stocks de poissons côtiers et de fond ont été considérablement surexploités depuis le début des années 2000,"? Les renvois aux références n'étant pas clairs.

Et selon certains commentaires, la fréquentation (baignade, surf) a baissé mais les attaques ont perduré voire augmenté?

Ne pas oublier non plus que tout scientifique est limité à un domaine particulier, où il ne ne maîtrise pas tout et où il peut se tromper (dans son domaine), tout comme dans les autres domaines et le contexte, ben sûr, donc pour le reste... Sans compter que le raisonnement du scientifique est par nature hypothétique: il n'a donc aucune certitude de savoir.

Au final, cet article:de Nature rappelle et émet aussi des hypothèses sans être exhaustif, à partir de publications et données connues, sans réellement apporter d'éléments nouveaux ou intéressants.

L'article ainsi parle d'interactions chimiques ou biologiques avec l'homme ou de l'homme, mais sauf erreur, sans considérations de la réglementation et des décisions administratives et sans être exhaustif.

Car quid de l'arrêt de la commercialisation de certains requins,des impacts de la Réserve manie, de ceux des récifs artificiels sous marins proches de Roche Noire ou autre, des appâts pour pêcher les requins attirant peut-être justement les requins, de la disparition ou presque de l'homme sur les côtes proches, ...?.

Et quid aussi du taux de reproduction des espèces Bouledogues (juqu'à 13 juvéniles au bout de 10 à 12 mois de gestation) et Tigre (jusqu'à 40 petits, 1 an de gestation), et de leur nombre (population) actuelle? Ainsi que de son évolution dans le temps depuis 1980? Et quid des autres requins de récifs notamment?

Finalement: un article de portée fort limitée, non?

Toutefois, un des intérêts de cet article : celui de rappeler que plus il y a de monde dans l'eau, notamment surfeurs, plus le risque d'attaque s'accroît, la majorité des attaques et décès concernant les surfeurs.

Au fait, m'sieurs-dames les universitaires: quid du risque ciguatera et des requins à la Réunion au regard de l'arrêté de 1999 interdisant la commercilalisation de certains requins?

Ca, ça serait intéressant...

Allo? Il y a quelqu'un à l'université? A l'IRD? A la Préfecture?


27.Posté par Moi président le 02/03/2018 16:31

Je constate dans toute cette affaire que personne n'en à rien à foutre des requins pointes blanches de récif, ni des autres marques de requin d'ailleurs.

Mais cher Monsieur, la plus grande partie de l'humanité s'en tape du massacre des requins, par millions, chaque année (pêche) et pas seulement de quelques pointes blanches ou de récif.Peut-être vous aussi d'ailleurs?

Au passage, précision: les "marques", c'est pour les produits commerciaux. Il vaut mieux parler d'espèces...sauf une fois pêchées et mises en boîtes vendues sous telle ou telle marque.

Or, tous les requins, êtres vivants, ont le droit de vivre et d'avoir un territoire... Mais ça, l'Homme (avec un grand H littéraire, et un tout petit h en réalité), qui ne voit que son nombril et ses problèmes familiaux, s'en contre tape royalement, hélas, hélas, hélas. Du moins la très grande majorité.

http://www.loceanalabouche.com/pages/newsletters/news-2017/mars-2017/27-mars/le-genocide-silencieux-des-requins.html://

"Alors qu’ils seraient présents sur notre planète depuis plus de 400 millions d’années, il aura fallu seulement 60 ans pour voir 90 % de la population de requins disparaître, dans un silence complet. Si la mauvaise réputation du requin mène au désintérêt de son déclin, ce génocide silencieux n’est pas sans conséquences. Le requin est un «superprédateur» essentiel dans l’écosystème marin : garant de son équilibre, la disparition des requins engendreraient des conséquences désastreuses."

http://www.nausicaa.fr/les-requins.html
://

"Depuis toujours, le requin est sujet à une réputation de monstre sanguinaire, de mangeur d'hommes... Ce thème a été développé dans des récits et films à sensations. Les requins sont des prédateurs, certes, mais ils ne s'attaquent pas à tout ce qui bouge. Ce sont des animaux relativement craintifs et méfiants. Sur près de 500 espèces, seulement 3 ou 4 sont susceptibles d'être dangereuses pour l'homme : requin blanc, requin bouledogue, requin tigre, et requin océanique.

En réalité, les requins sont des prédateurs qui jouent un rôle fondamental dans la chaîne alimentaire, ils contribuent à la bonne santé des océans : ils mangent les animaux malades, faibles, ils régulent les populations de prédateurs inférieurs... Actuellement, leur pêche intensive (notamment par la découpe des ailerons) est un problème crucial qui menace autant leur disparition que l'équilibre des océans. Selon l'IUCN - rapport 2008 - 17 % des espèces de requins et raies sont menacées, 13% proches d'être menacées (soit 30% des espèces) et pour 47%, on n'a pas suffisamment de données pour le savoir
."


Honte au passage aux millions d'abrutis et abruties qui mangent de la soupe aux ailerons de requins...

Et honte aux pêcheurs notamment industriels ou autres de tous bords qui pillent et "vidangent" littéralement les océans, pour leur gagne pain, tuant rapidement et "sûrement" toute vie marine à court et moyen terme !

34.Posté par Moi président le 03/03/2018 16:46

@33 : il n'y a pas de requin taureau à la Réunion. Le nom "bull shark" est le nom anglais donné au requin bouledogue. C'est une confusion très courante.

Pourquoi je m'inquiète plus particulièrement des pointes blanches de récif ? Parce qu'on envisage de les réintroduire, vu qu'ils régulent les bouledogues en bouffant leurs juvéniles, et les tiennent à distance de la réserve marine.
Mais quelque chose me dit qu'ils feront long feu. Quand on appâte, on fait sortir les requins de la réserve, car ils sont capables de repérer du sang à une grande distance.
En gros, en appâtant les bouledogues et tigres, on appâtera aussi les pointes blanches.

Si c'est de la pêche traditionnelle on pourra encore les relâcher, mais si c'est des drumlines, ils seront déjà crevés quand on ira relever les prises.

La pêche industrielle est effectivement la plus meurtrière pour les requins, mais en ce qui concerne les requins de récif (pointes blanches et noires comme dit Klod), c'est un autre type de pêche qui les a exterminés.
Et on n'en parle jamais.

Les seuls qui ont survécu sont les petits pointes blanches de corail. Leur particularité, c'est de dormir le jour et de ne chasser que la nuit. Je pense donc que c'est des activités diurnes qui sont responsables de la disparition des grands pointes blanches et des pointes noires, préservant de ce fait les petits pointes blanches de corail qui dormaient.

35.Posté par Pointe noir le 03/03/2018 18:41

Pourquoi je m'inquiète plus particulièrement des pointes blanches




On s'en fout

36.Posté par Moi président le 04/03/2018 04:34

@35 : tout témoignage est bon à prendre : merci !

37.Posté par Requin pointe rouge le 04/03/2018 08:52 (depuis mobile)

Tout témoignage est bon, n'importe quoi
Du verbiage !

On est dans un cercle requin anonyme ?
Chez wwf impossible d'avoir un échange courtois et intéressant avec vous.

38.Posté par Moi président le 04/03/2018 14:35

C'est injuste, vraiment trop injuste

39.Posté par Angélique le 04/03/2018 17:58

C'est super cette publication.Par contre l'article n'a pas été publié dans "Nature" mais dans "Scientific reports" qui est un journal du groupe Nature. Ce qui n'est pas la même chose. Mais bel exploit quand même le journal est bien coté.

40.Posté par paloum le 04/03/2018 23:43

"dans une situation où les décideurs ont tendance à vouloir gérer les émotions du public, plutôt que le danger en lui-même, la gestion efficace d’une interaction négative entre les humains et la vie sauvage doit être basée sur des preuves scientifiques" ... ça serait pas mal de faire passer le Mot à JfN ... :-D

41.Posté par ezfez le 09/03/2018 20:52

Les pro peches sont tellement endoctrinés, qu il est impossible de leur faire entendre raison, même avec les rapports scientifiques les plus sérieux.

42.Posté par eqrhejerzjerj le 05/11/2018 08:32

pousse rouj iavais pa squeezie

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