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Les chirurgiens tirent la sonnette d'alarme

Face à un mouvement de la CGSS qui perdure, les professionnels de santé se voient dans l’obligation de commencer à demander à leurs patients de régler directement les prestations. C’est au tour de l’Union des chirurgiens de France, représenté localement par Bernard Boden, de monter au créneau.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 7 mai 2009 à 13H46

"Nous avons rencontré un représentant de la CGSS mais sa réponse ne nous permet pas d’être rassurés", explique le chirurgien Bernard Boden, représentant de l’Union des chirurgiens de France.
Après les pharmaciens, tous les professionnels de santé commencer à pointer du doigt les conséquences provoquées par le mouvement social de la CGSS qui ne semble pas trouver d’issue.
Paralysé depuis le début de la grève, le système de tri, de gestion, de saisie informatique et de remboursement commence à provoquer des difficultés nettes dans les cabinets, les cliniques et les hôpitaux.

"Les rattrapages de paiements se font de manière très disparates, tous les honoraires ne sont pas payés. Nous nous retrouvons face à une situation difficile", explique Bernard Boden.
Si ca dure encore plusieurs semaines, que fait-on ?
"La moitié des patients n’ont pas les moyens et pas d’assurance. S’ils viennent nous voir pour une opération grave qui coûte des milliers d’euros et qu’on avance les frais, sans savoir si l’on va pouvoir être remboursé, comment fait-on ? On avance à l’aveugle", s’inquiète le chirurgien.

La convention suivie par les chirurgiens prévoit que s’il y a une modification substantielle des conditions de fonctionnement du système par rapport à la date de signature de la convention, cette même convention réserve le droit de se dispenser d’effectuer l’avance des frais. En d’autres termes, les patients paieront directement leurs prestations s’ils veulent obtenir des soins.

 

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