La chute des papangues noirs…

« La chute du faucon noir », excellent film d’action portant un message subliminal : on s’arroge le droit de tout faire parce qu’on se croit plus puissant que les autres. Total, le faucon se fait mettre une dégelée par une nuée de sauterelles qui en ont marre de se faire bouffer tout cru !
Ici, on n’a pas de faucon ; on a des papangues. En voie de disparition.
Les papangues de droite d’abord. Un exploit : pas un seul député alors qu’ils en avaient depuis 1963. Ils ne se sont pas rendu compte d’une chose simple, évidente pour tout le monde sauf pour ces autistes : quand la population s’insurge, ils n’entendent ni ne voient rien. Ils ont voulu surfer sur la vague sarkozyste sans se dire que 2002, c’est loin. Du haut de leurs certitudes et de leur morgue, ils ont cru que c’était gagné d’avance. Résultat, un plantage, un râteau, une gamelle qui comptent dans une existence de politicard. J’ai bien dit « politicard », pas « politicien », tant ils ne méritent plus cette noble appellation depuis des lustres.
Quand j’entends Jean-Claude Lacouture (brave homme, bon maire au demeurant) revendiquer son gaullisme, je crie « holà, copain, tu confonds tout ! » Un gaulliste authentique ne peut pas être sarkozyste ! C’est antinomique, mon frère. Qu’allais-tu faire dans cette galère ?
Le gaullisme, c’est du social (revoir l’histoire). Le sarkozysme, c’est le fric pour ceux qui en ont déjà ! Quand toute une population en a marre de payer un euro une salade défraîchie, on ne lui demande plus de faire des efforts : on a déjà donné.
Les papangues staliniennes ensuite. Le cacochyme PCR a voulu faire un enfant dans le dos à Huguette, ce que cette dame a très modérément apprécié. On la comprend. Car si le futur ex-PCR voulait à tout prix une circonscription gagnée d’avance pour l’un de ses archontes balbutiants, il fallait trouver ailleurs ! Que reprochait-on à Huguette ? Rien… sinon d’être consciente de sa valeur et des excellents résultats engrangés depuis des décennies. L’UFR ? La mairie ? Le Palais Bourbon ? C’est quasiment du 20 sur 20 !
Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que la frange de population, autrefois inconditionnelle du moribond PCR, allait dire non aux diktats d’une des dernières enclaves staliniennes de la planète. Au lieu de donner leur chance aux jeunes et à ceux qui travaillent vraiment, on fait perdurer les avantages généreusement accordés aux fidèles compagnons de route. Trop est vite devenu inacceptable, camarade.
Il est dommage de constater qu’un parti qui a quand même beaucoup fait pour les plus défavorisés, va tomber en décrépitude par pur aveuglement, par népotisme agissant (vagissant ?), par goût du lucre et du pouvoir. Lépervanche doit se retourner dans sa tombe. Quand on veut écrire La puissance et la gloire, il faut s’appeler Graham Greene, pas Staline et affidés tropicaux !
Dans sa propre commune, le pâle Langenier n’est même pas devant sa rivale : on se dit que les prochaines municipales s’annoncent vachement passionnantes.
PS : Je déplore que François Bayrou, un des rares hommes politiques honnêtes et courageux, n’ait pas été réélu. La droite (quasi-lepénisée) l’a puni pour son courage justement. Désolé également pour Ségolène. Mais là, bataille femmes èk jalousie la totoche à elle. Dommage !
Jules Bénard


