Et si c’était elle/lui : Thierry Robert

THIERRY ROBERT
En 2008, il a été élu maire et conseiller général de Saint Leu, pour lui, la politique n’est pas un métier mais une vocation, voire un sacerdoce. Il dit « aimer les obstacles et les difficultés » et probablement le pouvoir aussi…
Vous vous présentez aux élections législatives, qu’est ce qui a motivé votre décision ?
Cela fait 4 ans que je travaille au service de la population de Saint-Leu, aussi j’ai vu les limites d’action d’un Maire. Depuis que je suis impliqué dans la vie politique, je me suis rendu compte que nous avons deux problèmes majeurs à La Réunion : le logement et l’emploi. L’Etat ne semble pas sensible à notre cause. Je souhaite défendre plus efficacement les intérêts des réunionnais, je souhaite prétendre à une fonction nationale : représenter le peuple à l’Assemblée Nationale.
Pensez-vous qu’une femme fait de la politique autrement qu’un homme ?
Probablement. Une femme a sûrement une sensibilité plus prononcée pour des sujets relevant du domaine social, de la famille, de l’éducation.
Le gouvernement de F. Hollande a relancé le ministère des droits des femmes, qu’elle serait la décision que vous proposerez à Najat Vallaud-Belkacem en faveur des femmes réunionnaises ?
A Saint Leu, nous connaissons très bien la problématique des violences faites aux femmes d’ailleurs nous avons proposé aux services de l’Etat, du foncier pour la création d’un centre d’accueil d’urgence et aussi la prise en charge de 50% du personnel. Nous n’avons pas obtenu gain de cause. Face au grand nombre de violences conjugales dans notre île, je proposerai à l’Assemblée Nationale de développer un dispositif d’urgence, à la manière du SAMU Social, qui viendrait en aide aux femmes : la prise en charge, l’accompagnement.
Le Président de la République est favorable sur l’ouverture du mariage à tous les couples et sur l’homoparentalité, voterez-vous dans ce sens si vous représentez La Réunion à l’Assemblée Nationale ?
C’est une question qui concerne l’ensemble des citoyens. Des sujets aussi délicats que le mariage à tous les couples et l’homoparentalité sont affaires de tous. Pour ma part, je proposerais qu’il y ait un référendum sur ces sujets. C’est de cette façon que s’exprime la véritable démocratie. Une manière d’impliquer toutes les femmes, tous les hommes à une chose qui les intéresse tous !
Vous définiriez-vous comme féministe ?
Si être féministe, c’est exiger que les femmes soient traitées à l’égal des hommes, notamment dans le monde du travail ou en termes de représentation politique, alors, oui, je suis féministe.


