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Droit de réponse à une adepte de l’Abden

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 9 mai 2012 à 14H45

Faire venir aux frais des collectivités locales et du budget que l’Etat alloue à la culture pour La Réunion, une douzaine d’écrivains et illustrateurs de Métropole, de surcroît pour faire des acquisitions d’ouvrages de ces mêmes écrivains de Métropole, alors que nos entreprises culturelles crèvent à petit feu, que nos employés souffrent et que nos créateurs locaux tout azimut sont méprisés, n’est pas une politique saine. Elle est en dichotomie avec les discours politiques ambiants.

Depuis que j’ai exprimé ce qui est à mon humble avis une vérité élémentaire, ces mêmes documentalistes métropolitaines (une minorité cela s’entend, toutes ne sont pas inféodées à l’Abden, fort heureusement), nous envoient des insultes sur les réseaux internet, des courriels bien entendu non signés, démontrant l’absence de courage de leur part.

Concernant notre ancienne auteur Joëlle Ecormier, qui de toute évidence n’a pas un gramme de reconnaissance pour son ancien
éditeur pays, alors qu’elle cherchait une âme charitable pour la hisser vers la lumière... des lettres. Dressons-lui le miroir du rappel. Devant être à nouveau primée par ses petites amies, ces dames de l’Abden, elle m’a attaqué dans mon intégrité car tout ce qui jusqu’à présent ronronnait en sa faveur risque de lui échapper. Quasiment tous les autres auteurs du pays sont écartés de cette sémantique facile. On fait venir des scolaires en masse par bus, et hop le tour est joué. Le quota étant par ce fait assuré ! Si ses petits écrits sur le martin et certainement la sardine robert à venir sont adorables, ce fut à mon humble avis une catastrophe pédagogique pour nos marmailles lorsqu’elle dégrada l’image de la terrible grand-mère Kalle, signe des temps, celui de la désacralisation des mythes fondateurs.

En matière romanesque, depuis son bel écrit, "plus léger que l’air", elle est devenue un peu obscure et pessimiste, suivant toujours le courant ambiant.

Adieu la fraîcheur d’âme de la Joëlle d’antan, nous connaissons dorénavant la partie qu’elle nous avait cachée, la dureté.
Mais ne vous méprenez pas mesdames, pour ceux qui connaissent de l’intérieur, le vilain petit canard noir, "Vittori" comme vous l’appelez, bien que profondément imparfait, il est bien moins terrible et méchant qu’il en a l’air.

Il est simplement dans la lignée de son cousin François, un besoin insatiable de justice ! Et de fraternité !
Je n’irai pas à dire qu’il ne fait de mal à une mouche, comme les jaïniste de l’Inde qui se mettent une compresse devant le nez pour ne pas avaler d’insectes.
Mais comme j’ai un côté vénusien et qu’en fait, je viens des étoiles, vous savez, le petit prince.

Je déplore l’inculture ambiante des dames de l’Abden et m’interroge sur la responsabilité de l’Etat et des collectivités à leur donner autant de champ libre dans un domaine qu’elles ne connaissent pas.
Pour ma part, j’aimerai La Réunion (dans ce qu’elle a d’essentiel), la littérature, la philosophie et bien plus, jusqu’à mon dernier souffle.
D’ailleurs dans ma dernière pièce, le soleil de PicirAndéar, une dramaturgie comico-tragique interprétée d’une façon merveilleuse par les jeunes élèves infirmiers "d’Inde à nous" qui œuvrent généreusement pour les orphelins et personnes âgées défavorisés de Pondichéry, vous auriez pu découvrir une satire sociétale, dont vous auriez pu être une démonstration vivante.
 
Christian Vittori
Le 09 mai 2012

 

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