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L’UFR salue l’abrogation du Code noir : "une étape historique" pour la mémoire de l’esclavage

Ecrit par Zinfos974 – le vendredi 22 mai 2026 à 13H12

L’Union des Femmes Réunionnaises salue l’adoption, mercredi 20 mai, par les députés de la commission des lois, de l’abrogation du Code noir et de l’ensemble des textes ayant encadré l’esclavage dans les colonies françaises. Dans un communiqué, l’association évoque une "étape historique" dans la reconnaissance, par la République, de la gravité du système colonial esclavagiste.

Promulgué en 1685 sous le règne de Louis XIV, le Code noir définissait le statut des personnes réduites en esclavage dans les colonies françaises. Pour l’UFR, ce texte "infâme" a pendant plus de deux siècles organisé et légitimé "l’exploitation et la négation de la dignité humaine".

"Rompre clairement avec cet héritage colonial"

L’organisation estime que cette décision de la représentation nationale marque une reconnaissance importante de la nécessité de rompre avec cet héritage juridique et politique issu de la domination coloniale.

Lire aussi : Emmanuel Macron soutient l’abrogation symbolique du Code noir

"Cette abolition symbolique constitue un acte important pour la mémoire collective, pour la vérité historique et pour la transmission aux jeunes générations", souligne Pauline Lauret, présidente de l’UFR, dans son communiqué.

L’association rappelle toutefois que ce travail mémoriel ne peut se limiter à une portée symbolique. Elle appelle à des actions concrètes en faveur de la justice sociale, de la lutte contre les discriminations et de la valorisation de l’histoire des peuples issus de l’esclavage et de la colonisation, aussi bien à La Réunion qu’en France hexagonale.

Hommage aux acteurs du devoir de mémoire

L’Union des Femmes Réunionnaises rend également hommage aux associations, historiennes et historiens, militant·es, descendant·es d’esclaves et défenseur·ses des droits humains qui, depuis plusieurs décennies, portent le combat pour la reconnaissance de cette page de l’histoire.

À La Réunion, "terre de rencontre des civilisations", cette décision résonne particulièrement, estime l’organisation. Elle y voit un rappel de l’importance de poursuivre la construction d’une société fondée sur "le respect, la dignité humaine et la solidarité entre les peuples".

L’UFR affirme enfin qu’elle restera mobilisée afin que la mémoire de l’esclavage ne soit "jamais oubliée" et pour que les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de sororité deviennent "une réalité pour toutes et tous".

Etiquettes : Esclavage | UFR

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