Courir, pousser, sauter : l’Endurox, une nouvelle compétition à pratiquer en famille ou entre athlètes confirmés

Ce week-end à L’Étang-Salé, près de 600 sportifs participent à l’Endurox, un événement d’un genre encore peu connu à La Réunion. Ni crossfit, ni simple course à pied, cette “hybrid race” mélange course et ateliers de fitness dans un enchaînement continu. Un format nouveau, pensé pour être accessible au plus grand nombre, et qui cherche encore son public.
Pousser un traîneau, tirer une charge, ramer, courir, recommencer. Le tout sans véritable temps mort. Voilà, en résumé, l’esprit de l’Endurox, événement sportif qui se tient ce week-end au stade du Centenaire, à L’Étang-Salé. Pour beaucoup de spectateurs comme pour une partie des participants, c’est une découverte : celle de l’“hybrid race”, une discipline encore balbutiante sur l’île.
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Première idée reçue à balayer : l’Endurox n’est pas une compétition de crossfit. “Ce n’est pas du tout du crossfit, c’est de l’hybrid race, dans l’esprit de l'Hyrox”, insiste Alexia Hoarau, organisatrice de l’événement et fondatrice de Walkyrie Sports Events. C'est leur sponsor sur les Viking Contest, la Vache Qui Rit, qui leur a demandé d'organiser cette compétition.
La nuance est importante : ici, pas de barres d’haltérophilie, pas de mouvements techniques complexes. Le principe repose sur une alternance simple et lisible entre course à pied et ateliers de renforcement.
Concrètement, les participants doivent enchaîner huit ateliers sportifs, séparés par des portions de course de 1 km ou de 500 mètres selon le format et le niveau. L’objectif est de boucler l’ensemble le plus vite possible, en gérant son effort et sa fatigue.
Huit ateliers pour tester tout le corps
Le parcours imaginé pour l’Endurox est volontairement varié. Les athlètes commencent par 1000 mètres de SkiErg (une machine qui simule les mouvements du ski de fond), avant de pousser puis tirer un traîneau lesté. Ils enchaînent ensuite avec des burpees en longueur, du rameur, du port de charges, des fentes et, pour finir, une série de wall balls, des ballons de 4 à 9 kg que l'on doit lancer contre un mur à une certaine hauteur.
Chaque atelier sollicite une qualité différente : cardio, force, endurance musculaire, coordination. “Ce n’est pas juste une question d’être fort ou d’être rapide. Il faut savoir gérer son effort sur la durée”, résume l’organisatrice.
Un sport pensé pour être accessible
C’est l’un des points clés du projet : contrairement à certaines disciplines très techniques, l’hybrid race se veut ouverte. À l’Endurox, les participants peuvent s’inscrire en individuel, en duo ou en équipe de quatre, avec plusieurs niveaux proposés : débutant, open et même pro.
“Cette année, on est les premiers à proposer un niveau pro sur ce format à La Réunion, mais l’idée reste la même : que tout le monde puisse trouver sa place”, insiste Alexia Hoarau. Et pour bien marquer cette volonté d’ouverture, le week-end a été scindé en deux temps : un samedi entièrement dédié aux familles, aux enfants et aux équipes “fun”, sans chronomètre ni pression, puis un dimanche réservé à la compétition chronométrée.

Près de 600 participants pour une première édition
Le pari semble en tout cas avoir trouvé son public. Près de 600 athlètes sont inscrits sur l’ensemble du week-end, un chiffre qui montre la curiosité autour de ce nouveau format. Le samedi, l’ambiance était volontairement ludique et familiale. Ce dimanche, place à la version plus sérieuse, avec les épreuves individuelles le matin et les duos l’après-midi.
Pour autant, l’événement ne se veut pas élitiste. “Ce n’est pas qualificatif pour autre chose. Les gens viennent surtout pour se challenger et vivre une expérience différente”, rappelle l’organisatrice.
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Au-delà de la performance, l’Endurox revendique un état d’esprit. “On est dans le fun, le partage, la bienveillance, le dépassement de soi. Ce qui compte, c’est que les gens passent une belle journée”, résume Alexia Hoarau.



