Rivière des pluies : une épée de Damoclès pèse sur les riverains

Les cyclones se succèdent et les intempéries continuent de dévier le bras de la Rivière des Pluies. La menace : des inondations qui pourraient, un jour, frapper les habitations. L'endiguement de ce cours d'eau doit être fait en urgence pour éviter le pire.
Ils se sont constitués en collectif de riverains pour alerter les pouvoirs publics sur les dangers que peut représenter la Rivière des Pluies. Le passage de Garance et, plus tôt, celui de Diwa en 2006, continuent de fragiliser les abords de la rivière.
En effet, un amoncellement de pierres, gravats et arbres encombre le lit de la Rivière des Pluies. Le problème vient de cette accumulation qui est censée être palliée par l'endiguement… qui, lui, n'est visiblement pas réalisé.
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C'est en tout cas ce qu'avance Erick, un des riverains. Habitant la Rivière des Pluies depuis son enfance, il constate que la rivière se rapproche de plus en plus de la berge, menaçant plusieurs maisons, magasins et même une pharmacie.
"J'attire l'attention de l'État sur le fait qu'une sécurisation d'urgence doit être faite avant la fin de l'année", explique Erick Aure. "Le danger a commencé depuis le basculement des eaux […] Il y avait un bouchon [NDLR : à l'Ilet Quinquina], quand ça a explosé, ça a nettoyé la rivière. Le gros problème, c'est depuis le basculement des eaux. Une piste a été faite, mais après l'inauguration, cette piste a été détruite et la protection de la berge n'a pas été faite."

En rouge, les habitations longeant la berge sont menacées d'inondation. Lors du passage de Garance, certains habitants ont subi de plein fouet les conséquences du non-endiguement de la Rivière des Pluies.
"Ce que je demande aux autorités, au nom du collectif, c'est que l'État facilite l'écoulement des eaux, comme il doit le faire tous les deux ans", conclut Erick.


