Les méfaits de l'irresponsabilité

Et pour finir, il arrive un peu vite sur un rond-point, puis s'arrête brusquement, alors que le rond point était libre, pour une fois. Celui de derrière, ayant vu qu'il n'y avait personne, a failli percuter. Il était persuadé, que le candidat passait. La mère : pourquoi l'envoyer à l'examen s'il n'est pas prêt ? Non madame il a le niveau pour réussir, mais c'est son indolence, sa légèreté, qui abouti à ce résultat.
L'édito du Jir du 4 mars, relate parfaitement cette situation… tant que les parents et l'institution scolaire soutiendront les élèves, en abandonnant les enseignants au nom de pas de vagues, et faire du chiffre au bac, il ne faudra pas s'étonner de l'irresponsabilité des ados, et des jeunes adultes. les professionnels doivent bien sûr s'interroger sur leur pratique.
Mais il y a un vrai problème chez les apprenants et certains parents. Et ce n'est pas en stigmatisant, les enseignants, que l'on apportera des solutions. Fixons le cadre en collaboration avec les praticiens, et laisser faire les pédagogues.
Notre administration, la DEAL, le ministère de l’intérieur, ne soutient pas non plus, les enseignants de la conduite… Récemment. un candidat nous a proféré avec insolence, des violentes menaces. Je l’ai signalé à la DEAL, je n'ai obtenu aucune réponse. Tout est fait, pour nous rendre responsable du taux de réussite !
Comment faire, quand vous êtes face à des jeunes, qui ont des difficultés de compréhension, de mémorisation, d'habileté, et de surcroît indolents .. ? 70 % des apprenants sont concernés. Déjà en 1980, Paul GHUT professeur de philosophie à Dijon écrivait : "France ton enseignement fout le camp". Comme il avait malheureusement raison !
On cajole l'élève client, futur électeur. On fustige le coût du permis. on nous considère comme des "pédagogistes". On n'arrête pas de refonder les programmes de formation. On veut nous professionnaliser. on nous labellise, on nous surcharge de tâches administrativo- pédagogiques. Mais c'est pour la bonne cause.
Nous rendre efficace pour mieux former des élèves, et réduire le risque routier. je souscris bien sûr à l'efficience d'un système. sauf que ce sont les contrôles et sanctions qui ont fait baisser le nombre et la gravité des accident. C’était un passage obligé. il est temps maintenant, de responsabiliser. On ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque automobiliste, alors il faut contraindre la responsabilisation. Éventuellement. imposer à l'auteur de l'accident de verser trois mois de ses revenus à sa victime. Chacun se montrera alors plus attentif, et vous verrez le nombre d'accidents baisser. q
Qu'attend-t-on d'ailleurs, pour obliger l'auteur de l'accident de suivre un stage de récupération de points, alors qu'on oblige les infractionnistes. Si on minimise, les incivilités, et qu’on n'éduque pas nos enfants, les individus irresponsables, créeront une société violente.


