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Entre violence et chansons d’amour

(La vie n’est pas un long fleuve tranquille, Maman ?)
Ecrit par Marine Abat – le vendredi 3 mars 2023 à 09H47

L’histoire de l’artiste peintre Belly racontée dans le JIR du premier mars 2023 a dû faire monter les larmes aux yeux de beaucoup de filles et, sans-doute aussi, de beaucoup de garçons et de parents. Se faire violer à 14 ans par un garçon qu’on aime ou qui vous plait est sans doute ce qui peut arriver de pire à un être humain. Tout s’écroule d’un seul coup, tous les rêves, toutes les illusions. Et il faut repartir dans la vie avec ce lourd fardeau ou mourir. Comment éviter cette atrocité à nos enfants ? Comment les élever, comment leur expliquer à cet âge encore tendre, les vérités du sexe et de l’amour ? Il faut malheureusement constater qu’après plus de deux mille ans de progression vers la civilisation, nous en sommes encore aux balbutiements de la clarté, de l’honnêteté et de la vérité dans ce domaine. Ou on en dit trop, on en fait trop, ou on n’en dit pas assez et l’enfant progresse dangereusement dans la frustration. Les garçons n’ont ni les mêmes pulsions ni les mêmes motivations que les filles. C’est une banalité de le dire. Mais explique-t-on cela à nos enfants ? Comme c’est très délicat, on ne dit rien, on ne fait rien ou pas grand-chose. Très hypocritement, on laisse faire la nature, on confie aux hasards de la vie l’éducation de nos enfants dans ce domaine. Et, le résultat, on le connait, malheureusement. Du haut en bas de l’échelle sociale, les dérèglements et les crimes sexuels s’étalent de plus en plus dans nos différents médias. La pornographie n’est pas un système d’éducation et provoque sans-doute autant de ravages que l’absence totale d’information. J’ai coutume de dire que l’éducation en général est le métier le plus difficile du monde. C’est encore plus vrai pour l’éducation sexuelle et tout ce qui tourne autour de l’amour et du désir. Les prédispositions de l’enfant à la perversité telles que décrites par Freud et tous les psys qui lui ont emboîté le pas, continuent donc de faire des ravages. Il serait temps que la science nous éclaire et guident à nouveau les parents et la société vers d’autres attitudes en matière de sexualité. On oublie trop souvent que sans elle, il n’y aurait ni humanité ni vie sur Terre.
 
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