Grandeur et vicissitude du compromis

La Nature a mis plusieurs millions d’années à créer une harmonie relative du règne animal et végétal. Les humains semblent incapables de prendre modèle sur elle en profitant de ses richesses de manière raisonnable. Faudra-t-il encore plusieurs millions d’année pour que cet animal perde son intelligence destructrice, retrouve son instinct naturel et se fonde totalement dans l’harmonie millénaire du vivant sur Terre ? L’amour de la puissance, la culture du mépris, voilà la caractéristique des dominants. L’amour de la simplicité, la culture du bon sens, voilà la caractéristique des dominés. Mais ce clivage est absurde. Dieu merci, la nature humaine est riche de diversité. Notre seul but devrait être de laisser toujours et partout, se développer et s’épanouir cette diversité. Au lieu de cela, on l’étouffe. Et, comme le dit si bien le poète, « L’ennui naquit un jour de l’uniformité ». Oubliée la fantaisie, le caprice, l’imagination, les décors inutiles qui, autrefois embellissaient la vie. Le monde occidental, dans sa folle volonté de rationaliser, a imposé à tous la soumission au dieu Argent et à sa loi du rendement. Et ce monstre, tel Attila, ne laisse rien sur son passage que des paysages dévastés. La vie elle-même est devenue si artificielle que l’on vous vend de plus en plus cher les espaces de vraie vie … Jusqu’au jour où, la vie elle-même, aura disparu.


