La Réunion terre d’attrait, mais pas (toujours) d’accueil

Le Sri-Lanka est pris à l’heure actuelle dans une spirale d’endettement avec une dette colossale.
Pour la énième fois, le samedi 24 décembre 2022, 53 Sri-Lankais ont accosté au Port-Est de La Réunion.
Le fait divers du 09 janvier courant, que l’on peut qualifier de guignolesque pour les autorités locales avec cette évasion de cinq migrants sri-lankais ce qui donne une idée du niveau de la sécurité dans les zones d'attente.
S’en suit un déroulé, amélioré au fil du temps avec ces arrivées successives, qui est le placement en zone d’attente de ces migrants Sri-Lankais ce qui leur permet de faire une demande d’autorisation d’entrer en France au titre de l’asile à l’OFPRA (l’Office français de protection des réfugiés et apatrides).
Mais la demande est une procédure particulièrement complexe et l’accueil des migrants se fait en plusieurs étapes.
Concernant la demande d’entrer en France au titre de l’asile, la procédure vise à autoriser ou non l’entrée sur le territoire de l’asile. Si l’OFPRA juge la demande recevable, alors elle donne autorisation à la personne d’entrer sur le territoire. Dans ce cas, le migrant peut effectuer une demande d’asile auprès de la préfecture. Une demande instruite par l’OFPRA qui donne une décision favorable ou défavorable.
Dans le cas où la personne ne satisferait pas aux conditions d’entrée, elle est maintenue en zone d’attente pour une durée maximale de 20 jours, sous contrôle du Juge des Libertés et de la Détention. Elle peut également demander un recours devant le tribunal administratif.
À l’issue de ces 20 jours maximum, le réfugié est reconduit vers son pays.
Paraît-il, et cela n’engage que le préfet de la REUNION qui n’a pas hésité à dire un mot à ce sujet : « J’ai deux responsabilités, celle de l’action en mer et celle de Préfet sur terre » (ce type est payé pour, logé, nourrit, blanchi et surpayé, rien d’anormal). À l’avenir, il le dit, « pour toutes les personnes non autorisées à entrer sur le territoire, on mettra toute notre énergie pour les faire repartir ».
Pour rappel, depuis le début de l’année 2022, quatre navires ont accosté dans notre île. Si on remonte depuis 2018, ce sont six bateaux qui ont accosté sur notre île avec un total de 356 Sri-Lankais ayant foulé le sol réunionnais.
La justice bouge encore après un épisode temporaire où des ressortissants indonésiens sont soupçonnés d’être des passeurs. Quelques migrants seront ensuite expulsés vers leur pays d’origine.
Les passeurs ont été jugés par le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Ils sont condamnés à des peines de prison allant de 12 à 18 mois de prison ferme pour « aide à l’entrée ou au séjour irrégulier en bande organisée ». Ils feront appel mais finiront par se désister de leur requête. Leurs condamnations sont donc définitives.
Tout cela reste cependant très insuffisant au niveau de la justice péi. Comme évoqué dans les « milieux occultes » l’hypothèse d’une migration organisée vers notre région française ne fait plus aucun doute.
Plus de 4.200 kilomètres séparent nos deux îles et aux commandes de ces navires, des hommes, des passeurs, assurent la traversée moyennant finances.
« Ce qui est certain, c’est qu’il y a manifestement des filières d’immigration illégales qui sont à l’œuvre, actives depuis le mois de mars 2018. Elles organisent ces afflux ».
Mais pourquoi La Réunion est-elle devenue le cap à atteindre pour ces réfugiés ?
Paraît-il que notre île soit la porte d’entrée en France et donc en Europe. La présence rassurante d’une communauté tamoule a pu également jouer un rôle dans un territoire connu pour sa diversité.
La réalité est toute autre chez nous à La Réunion car ces arrivées divisent la population. Dans un contexte économique et social difficile, une partie des habitants voit d’un mauvais œil ces nouveaux venus.
Il n’y a qu’à lire le flux de commentaires sur les réseaux sociaux pour s’en apercevoir et en déduire que « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde... ». Cette formule attribuée à Michel Rocard, socialiste, ancien premier ministre français d’un certain président de la république, (10 mai1981- 17 mai 1995), le socialiste “ devant les forces de l’esprit “, François Mitterrand, prend tout son sens et redevient d’actualité.
Depuis, l’affaire d’Adrien Quatennens a pu rendre les 6 islamo gauchistes / nupes péi, aphones. Eux, si prompt à s’exprimer dans des tribunes libres, à faire des selfies en classe business dans les avions, ..., ont disparu du paysage. Rien, aucune action, aucun commentaire sur les Sri-Lankais.
Un bruit court qu’une possible dissolution de l’Assemblée les tétanise. Le premier trimestre 2023 va être chaud !
Pour couronner tout cela, alors que 46 des 53 ressortissants arrivés le 24 décembre dernier viennent d’être renvoyés par avion au Sri Lanka, un cinquième navire avec 60 à 70 personnes pointe son nez laissant notre cher Préfet tout seul pour essayer de calmer le jeu et rassurer tout le monde : « Je ferai tout pour dissuader les gens qui veulent traverser toute la zone Sud de l'océan Indien pour arriver à la Réunion. Le message que nous voulons faire passer, c’est que venir à la Réunion, c’est très dangereux sûrement coûteux en passeurs et c’est de façon presque certaine l’assurance d’être renvoyé dans son pays ».
Que sa parole soit entendue y compris au Sri-Lanka pour éviter que d’ici quelques mois ou années ce ne soit pas des paquebots entiers qui accostent au Port en provenance du Sri-Lanka.
Votre Serviteur ;


