Vaccin, pass vaccinal... Des avis mitigés

Le Gouvernement veut transformer le pass sanitaire en pass vaccinal. Jean Castex a d’ailleurs assuré que l’exécutif “assumait de faire peser les contraintes sur les non-vaccinés” à la fin du mois de décembre 2021. Ce projet de loi ne fait pas l’unanimité à l’Assemblée, des désaccords se font sentir entre les partisans d’Emmanuel Macron et l’opposition, laquelle a d’ailleurs attendu le Premier ministre Jean Castex ce mercredi matin afin qu’il s’explique sur les propos du chef de l’Etat qui disait vouloir “emmerder les non-vaccinés jusqu’au bout”. Des Réunionnais interrogés ce mercredi matin sont révoltés par la stratégie gouvernementale.
La contrainte ne plaît pas
Loïc, étudiant en urbanisme, fait part des préoccupations économiques que la contrainte vaccinale a pu engendrer dans certains secteurs professionnels. “C’est dommage de contraindre les personnes qui travaillent dans le médical ou dans la restauration. Certains n’ont plus de revenus depuis plusieurs mois par rapport à ça.”
Ce Dionysien ne se dit pas convaincu de l’efficacité du vaccin contre le Covid-19 et défavorable au pass vaccinal. Cependant, il envisage de prendre le nouveau vaccin Valneva dont la sortie est prévue pour le premier semestre 2022. Un vaccin basé sur la méthode traditionnelle et non sur l’ARN messager.
Annick, retraitée depuis plusieurs années, a espoir que le nouveau vaccin qui est encore en phase d’essai clinique convaincra les personnes réticentes aux vaccins : “C’est un vaccin traditionnel qui est très bien, j’espère qu’il convaincra ceux qui n’ont toujours pas décidé de se faire vacciner."
La responsabilité avant tout
Madame Maillot est policière et vaccinée. Elle voit le fait de se faire vacciner comme une responsabilité commune. “Il faut penser aux autres. La liberté s’arrête là où commence celle des autres. Les gens prennent ça à la légère. C’est important de se faire vacciner, cela n’empêche pas de contracter le virus mais protège si on a des pathologies.”
Marie-Emilie travaille au ministère de l'Intérieur. Elle est vaccinée car selon elle, c’est un devoir citoyen : “On est dans le pays des droits de l’Homme ! La Constitution nous permet de dire ce qu’on pense ! Chacun peut choisir s’il veut le bien de tous ou l’individualisme ! Mais quand on est en société, il faut se soumettre à certaines contraintes.”
La phrase choc de Macron
La phrase choc prononcée par Emmanuel Macron - “Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder”, a non seulement indigné la classe politique, mais aussi la population. Les réseaux sociaux sont devenus un espace de dénonciation des propos du Président depuis ce mardi soir, à tel point que sur Twitter le #MacronDestitution a dépassé la barre des 75.000 tweets en quelques heures. Ahmed en rit : “C’est un humain ! Il a le droit de s’exprimer ainsi !” Mais il attend autre chose du chef de l’Etat : “C’est aussi un président, il doit soigner son langage ! Il a un peu déraillé !”
Annick confie quant à elle son mécontentement à propos du chef de l’Etat qui ne date pas d’hier : “Le président est archi-nul, je trouve qu’il n’est pas à la hauteur au sujet de cette pandémie, le gouvernement a tout faux depuis le début”.
Loïc, lui, conclut : “Le Président est têtu et cela ne tournera pas à son avantage. Son attitude pourrait encourager les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner à être aussi têtues que lui.”


