Vous avez voulu votre Sinimalé ? Alors fermez-la !

Les employés municipaux de Saint-Paul sont si incohérents, si peu logiques, si abscons, qu’on en vient à se demander s’ils réfléchissent plus qu’une amibe, pensent plus qu’une paramécie, raisonnent mieux qu’un orvet.
Car enfin, ils vitupèrent contre le Sini(stre)malé qu’ils ont largement contribué à installer dans un trône où il continue de faire ce qu’il a toujours fait : tromper son monde.
Ce sont eux, ces employés gueulards, qui ont voulu la défaite de Mme Bello qui voulait faire le ménage dans ces féodalités de quartiers. Elle a voulu mettre fin aux privilèges auto-accordés de ces petits tyrans de basses-cours et l’a payé de son siège.
Ces petits chefs ont cru aux promesses d’un repris de justice et préféré privilégier un malfaiteur qui avait vidé les caisses communales, plutôt que de laisser gérer une dame qui a toujours fait preuve de la plus haute compétence (même si son caractère lé en zèf tenzantan !)
Sini(stre)malé-l’Abominable-Homme-des-Privilèges a promis 4.000 emplois et même, dit-on, d’amplifier les prérogatives des uns et des autres ; ne l’ébruitons pas. Il n’a tenu aucune promesse, il en est coutumier mais ces imbéciles y avaient cru. Tel devait être le Seigneur de Vavangue ; tel autre Marquis de Zavokamaron, son compère Duc de Carambole ; untel enfin Prince de Cordon-de-Moresse. Tous se retrouvent dans la roture commune et s’encolérisent (!) contre le forfaiteur (!) qu’ils ont choisi.
C’est une chose de boire jusqu’à plus soif dans les tavernes électorales ; une autre d’accepter de s’être fait mettre jusqu’à l’omoplate inclusivement. Ils l’ont dans l’os, ils l’ont voulu, ils l’ont eu. Le public n’a pas à faire les frais de leur stupidité et de leur naïveté irrémédiables.
Allez coucher !
Jules Bénard


