Hommage au grand syndicaliste Gabriel Garcia

Ce lundi 8 février 2016, Gabriel Garcia a quitté notre monde pour retourner à son monde originel, le monde de l’esprit qui l’a en fait toujours habité réellement.
De Gabriel, le souvenir qui nous marquera à jamais, c’est sa grande simplicité qui faisait sa grandeur. Grandeur d’âme d’abord et avant tout.
Syndicaliste épris d’humanité, toujours soucieux du bien être de son prochain, Gabriel s’est toujours engagé corps et âme dans tous ses combats.
Par ses actions engagées à l’aube de sa carrière dans une grande banque nationale, il a su imposer l’application de la Convention Collective des banques à la Réunion à la fin des années 60. Après plus d’un mois de grève le patronat bancaire finit par concéder cette avancée sociale significative pour l’ensemble des salariés de la profession qui ont vu leurs salaires doublés d’un mois à l’autre par l’application de la convention.
Ce qui lui avait couté très cher pour la suite de sa carrière. Quelques temps après cette brillante victoire, la direction pour reprendre la main sur la situation sociale, par une alliance contre nature avec quelques syndicalistes maison plus intéressés qu’intéressants. Ce qui avait valu à Gabriel d’être poursuivi devant les tribunaux de façon injuste puisqu’au bout de 5 ans de procédure il avait été relaxé et la banque condamnée à payer ses salaires retenus lors de sa mise à pieds conservatoire tout le temps de la procédure.
Son besoin de justice l’avait amené à siéger au Conseil des prudhommes, d’abord assesseur, avant de présider cette instance
De ces combats sur tous les fronts Gabriel ne retirait aucun avantage, ni intérêt ni célébrité. Juste accomplir un devoir envers tous ceux qui lui accordaient leur confiance. Toujours en toute simplicité, en toute intégrité, il était présent actif et efficace.
De Gabriel, l’Histoire retiendra la marque d’un grand syndicaliste, peut être même le plus grand syndicaliste de sa génération.
C’est en tout cas ce que pensent aujourd’hui encore tous ceux qui dans les banques en particulier ou à la Réunion en général continuent de bénéficier des retombées de ses combats et actions.
Avec cette classe que tu avais, de ton vivant tu n’aurais jamais voulu la moindre reconnaissance, mais aujourd’hui détaché de toute attente matérialiste nous nous autorisons à exprimer simplement notre gratitude.
Pour les générations futures, l’humanité a besoin de repères, de valeurs, et d’éclairage.
Gabriel tu étais une de ces lumières et tu continueras d’éclairer et d ‘inspirer tous ceux qui t’ont connu.
Paul Junot


