Consommer autrement, moins cher et plus sain, c’est possible !
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Consommer local :
Dans les hypermarchés, beaucoup de fruits et légumes viennent de l’extérieur de l’île : par exemple, dans un hypermarché de St Pierre, pendant la semaine du Développement Durable, de 11 pays différents : France, Afrique du Sud, Chine, Inde, Israël, Madagascar, Egypte, Australie, Argentine, Italie, Hollande ; ils sont la plupart du temps nettement plus chers que les produits locaux, sauf l’ail de Chine, avec 4 prix différents : 4,25 €, 5 €, 5,70 €, 8,80 € selon les conditionnements, alors que le local est à 9,90 € le kilo et celui d’Argentine à 11 € !
On arrive à des aberrations du genre : le navet de France par avion : 8,95 € le kilo, la fraise de France par avion : 22 € le kilo ! Qui dit mieux ?
Dans le même magasin le navet de la Réunion est à 2,25 € le kilo !
Chez les marchants de fruits et légumes locaux ou au marché de St Pierre, on trouve les mêmes produits encore moins chers : le gros piment de 5,80€ à 4,50€, le pittaya de 4,95€ à 4,50 €, le chouchou de 1,95€ à 1€, la pomme de terre de 1,95€à 1,80€, les tomates petites de 3,50€à 1,90€ grosses de 3,95€à 3,20€, etc…
Pour le poisson c’est la même chose :
A l’Hyper , le thon rouge est à 16,95 € le kilo contre 8€ sur les kiosques du bord de mer, l’espadon à 15,95€ contre 12€, le vivaneau à15,90€ contre 16€ (le jaune) ou 20€ : seule exception en faveur du super- marché, le zourite à 9€ contre 8€, etc.
Où sont les économies ?
2 - Eviter les grandes surfaces :
Elles vendent des produits industriels trop salés, trop sucrés, trop gras, avec des colorants, des conservateurs, des exhausteurs de goûts et elles incitent les enfants à boire trop sucré dès le plus jeune âge, ce qui à terme peut favoriser le diabète, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires…
Elles incitent les adultes à acheter des produits dont ils n’ont pas forcément besoin, par exemple pour le petit déjeuner, les céréales en boîte sont bien plus chères que le pain et la confiture, surtout si elle est faite maison , ou l’eau en bouteilles plastique 500 fois plus chère que l’eau du robinet !
Est-il vraiment nécessaire d’avoir des quantités de produits différents pour faire le ménage dans la maison quand on sait que cela multiplie les molécules chimiques volatiles susceptibles de provoquer des allergies.
Ces grands magasins, par cette hyperconsommation polluante vont à l’encontre du développement durable en favorisant la multiplication des transports de marchandises, y compris par avion, l’épuisement des ressources, aussi bien énergétiques que des matières premières.
Pendant la semaine du développement durable, nous avons relevé à l’hypermarché , le 1er avril, plus de 6000 blisters contenant du fromage, de la charcuterie, de la boucherie, etc, ces emballages, pour la plus part en polystyrène, ne servent qu’une fois et vont ensuite grossir les décharges qui débordent déjà.
…Et quand vient le moment d’acheter de l’épicerie : éplucher les étiquettes, se munir d’une liste, de préférence d’articles du COSPAR, et s’y tenir.
3 - Conclusion :
- Commençons par supprimer la publicité dans notre boîte aux lettres (30 à 40 kilos de papier par habitant et par an) : seule solution, obtenir de l’ADEME l’autocollant STOP-PUB ou le demander par téléphone au 0262924924 , car écrire PAS DE PUB sur la boîte ne sert à rien, les distributeurs n’en tiennent pas compte .
Cette publicité incite les citoyens à toujours consommer davantage de produits qui deviennent très vite obsolètes, il faut donc acheter le suivant, etc.
Ex : à quoi peut bien servir à la Réunion d’avoir un véhicule de plus de 200 cv ?
- Evitons le plus possible d’entrer dans les grandes surfaces, quelle que soit l’enseigne, car le soi-disant moins cher devient, à la sortie du magasin, beaucoup plus d’argent dépensé que celui prévu, et évitons les produits industriels nuisibles pour la santé et sur emballés (certains biscuits ont jusqu’à 4 emballages superposés).
Acheter les produits frais de la Réunion et les cuisiner c’est : vivre mieux et moins cher, favoriser les producteurs locaux et à terme l’agriculture biologique, rejeter moins de déchets, être en meilleure santé et protéger la planète et ses 6,5 milliards d’habitants.
René PEREZ, militant des Verts
Saint-Pierre, mercredi 13 mai 2009


