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Le choix de la compromission Interressée

Stanley Milgram, psychologie sociale: Torture et obéissance, soumission à l'autorité
Ecrit par zinfos974 – le lundi 11 mai 2009 à 07H50

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Au cours des années 1960, des recherches sur la soumission en l'autorité ont été menées par le sociopsychologue Milgram, de l’Université de Yale.
Dans une expérience ahurissante et non moins intéressante, il invitait des sujets par groupe de deux et les faisait procéder à un tirage au sort. l'un se voyait affublé du rôle de maître, et l'autre celui d'élève. Expérience choc, Milgram annonçait alors à ses sujets "maître" qu'il désirait étudier les effets de la punition sur l'apprentissage de syllabes à mémoriser. Il attendait d'eux qu'ils jouent le rôle de "maître", chargé de punir "l'élève" de plus en plus sévèrement pour chaque erreur commise. Il les plaçait alors devant une série de boutons, dont la manipulation déclenchait l'émission de chocs allant de 15 à 450 volts (ce dernier voltage étant capable d'occasionner de grandes souffrances et des dommages physiques importants. A vrai dire, un simple choc de 24 volt peut entraîner la mort). Quant à " l'élève ", il était assis dans une pièce voisine, sur un siège bardé de fils électriques.
Milgram avait insisté, auprès des sujets "maîtres" sur le fait que l'usage des chocs constituait la partie essentielle de l'expérience, et que celle-ci ne vaudrait rien si ses ordres n'étaient pas suivis.
A noter : Avant l'expérimentation, Milgram estima qu'un tiers des sujets iraient jusqu'à 300 volts. Ces proches trouvaient déjà cette estimation trop prétentieuse. Il n'était même pas question pour l'auteur de songer à ce qu'un seul puisse aller jusqu'à 450 volts tellement cela semblait ridicule.
Parfois, dans notre belle discipline qu'est la psychologie sociale, les résultats font mal... Les résultats de cette expérimentation sont de ceux-là : les deux tiers des sujets "maîtres" allèrent jusqu'au bout, se soumettant complètement à l'autorité de l'expérimentateur, qui n'avait pourtant aucune possibilité de les punir ou de les récompenser.
Maîtres cobayes et élèves simulateurs
On vit ainsi d'honnêtes pères de famille et des gens paisibles, envoyer à l'élève, malgré ses gémissements, des décharges de 75 volts, puis, malgré les supplications du sujet, des chocs allant de 150 à 300 volts, voir 450 volts, intensités qui entraînaient des hurlements de douleur de la part de l'élève. Et cela, simplement parce que l'expérimentateur, placé à côté du "maître", lui ordonnait de poursuivre l’administration de décharges électriques. (En réalité, l' "élève" ne recevait pas de décharge. il s'agissait d'un compère qui fournissait volontairement des réponses inexactes, et simulait la souffrance. Le tirage au sort était truqué : le compère était toujours choisis comme "élève"... Belle discipline que la notre, disais-je précédemment.).
Des chercheurs du Moyen-Orient refirent l'expérience à l'université de Jordanie auprès de jeunes sujets de 6 à 16 ans ainsi que d'universitaires et ils trouvèrent, malgré les différences culturelles, un pourcentage de 65 %, identique à celui obtenu à Yale. Il faut donc accepter l'évidence : près de deux personnes sur trois, lorsqu'elles sont confrontées directement à l’autorité, sont prêtes, semble-t-il, à obéir aveuglément. ***************************************************************************************************

 

Article issu de: http://www.psychoweb.fr/articles/psychologie-sociale/218-torture-et-obeissance-soumission-a-l-autorite-stanley-mi.html

* Quelle est la limite humainement acceptable si on nous enlève l'essentiel ?
* Nous enlever nos enfants à des fins économiques est il moralement défendable ?
* Institutionnaliser la torture morale et financière des pères, en détenant leurs enfants en otages, sous la menace de représailles de la "force publique" organisée aux TGI : Juste ?
* Peut on tout vendre ? jusqu'à nos enfants ? Pour la bonne cause ? Parfois, la désobéissance est un devoir incontournable, une alternative qui raisonne l'oppresseur, le met en instance de ses limites avides... Vous allez trop loin, mon cher... J'espère que ces quelques mots éveilleront un peu de conscience collective et personnelle, un regain pour l'honneur, pour l'amour, pour le respect, sans qu'il soit nécessaire de couper la messagerie mail de ceux qui osent le dénoncer..

 

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