600 Logements, un hôtel, des bureaux… Un projet urbain XXL sur le site Futura à Sainte-Clotilde

Logements, hôtel, bureaux, commerces… Icade Promotion lance les démarches pour un vaste projet urbain sur les sites Futura et Cementis, à Sainte-Clotilde. Une opération structurante portée par la filiale immobilière de la Caisse des Dépôts, qui vient de franchir une première étape administrative. Si le projet se concrétise, il pourrait devenir l’un des chantiers urbains majeurs du chef-lieu dans les prochaines années.
Entre le boulevard Sud et les différents axes qui irriguent le chef-lieu, le secteur des Deux Canons, à Sainte-Clotilde, pourrait changer de visage dans les années à venir. Derrière les bâtiments actuels, entre les sites de Futura et l’ancien espace industriel Cementis, un nouveau quartier se dessine déjà sur le papier.

Icade Promotion, filiale du groupe Icade dont l’actionnaire majoritaire est la Caisse des Dépôts, a engagé les démarches administratives pour transformer ces emprises en un ensemble urbain mixte. Le projet, baptisé Futura-Cementis, prévoit une recomposition complète du site.
Logements, hôtel, commerce et parking
Sur le plan programmatique, les ambitions sont assumées : environ 600 logements, un hôtel de 150 chambres, près de 7 000 m² de bureaux, des surfaces commerciales et un important volume de stationnement. Une densité qui place d’emblée l’opération parmi les projets structurants du chef-lieu.
Dans son dossier, le promoteur met en avant une logique de transformation plutôt que d’extension. L’objectif affiché est de « redynamiser le centre urbain de Sainte-Clotilde », en s’appuyant sur des terrains déjà artificialisés. Une manière de répondre aux enjeux de densification sans ouvrir de nouveaux fronts à l’urbanisation. Le projet repose ainsi sur un jeu d’équilibre entre démolition partielle, réhabilitation et constructions neuves. L’idée est de recomposer un quartier capable de faire cohabiter habitat, activités économiques, services et hébergement, là où coexistent aujourd’hui des usages plus fragmentés.
Icade insiste également sur l’intégration du futur ensemble dans son environnement immédiat. « L’ensemble du site s’insèrera dans le tissu urbain existant », assure le dossier que nous avons pu consulter, avec de nouvelles circulations internes et des aménagements paysagers.
Des points de vigilance
Mais derrière ces intentions, plusieurs points de vigilance apparaissent déjà. La question des déplacements en fait partie. Le secteur, déjà soumis à une forte pression routière, pourrait voir ses flux fortement évoluer avec l’arrivée de nouveaux habitants, salariés et usagers. Autre point de vigilance : l’héritage industriel du site Cementis, ancienne centrale à béton. Le promoteur prévoit « un diagnostic spécifique » pour vérifier la qualité des sols et leur compatibilité avec les futurs usages, une étape incontournable pour ce type de reconversion.

Sur le plan administratif, le projet a franchi une première étape. Par un arrêté en date du 17 avril 2026, les services de l’État ont estimé que l’opération n’était pas soumise à évaluation environnementale, considérant qu’elle ne devrait pas entraîner d’impacts notables sur l’environnement.
Une décision qui ne vaut pas validation définitive, mais qui simplifie la suite de la procédure pour le porteur du projet, désormais attendu sur le dépôt des autorisations d’urbanisme.
Contactées, la mairie de Saint-Denis ainsi qu’Icade n’ont pas souhaité commenter le projet à ce stade, celui-ci n’en étant encore qu’à ses débuts.
Reste une question en suspens. A quelle vitesse ce nouveau quartier sortira-t-il de terre ? À Sainte-Clotilde, une transformation en profondeur semble en tout cas engagée.


