Emmanuel Macron au plus bas dans les sondages, Sébastien Lecornu peine à convaincre

La cote de popularité d'Emmanuel Macron n'a jamais été aussi basse. Selon le dernier baromètre Ipsos-BVA pour La Tribune Dimanche, le chef de l’État enregistre en septembre 2025 un niveau de popularité historiquement bas, avec seulement 17 % d’opinions favorables. Un record d’impopularité depuis son arrivée à l’Élysée en 2017.
Une chute continue
Le recul est marqué : −7 points par rapport à juillet 2025, où il atteignait encore 24 %. Au cours de l'année 2024, sa cote oscillait encore régulièrement entre 30 et 35 %. Ce décrochage confirme une tendance de fond. Près de 79 % des Français expriment désormais une opinion défavorable à l'égard du chef de l'Etat.
Chez les électeurs du « bloc central », la baisse est spectaculaire : −18 points en deux mois. Cette érosion fragilise davantage un président déjà affaibli sur le plan politique après la dissolution de 2024.
Les débats sur le budget pas favorables à une remontée
Jamais, depuis le début de son second quinquennat, Emmanuel Macron n’avait atteint un tel niveau d’impopularité. Comparé à ses prédécesseurs, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou François Hollande avaient eux aussi connu des chutes de popularité mais rarement de cette ampleur et sur une telle durée.
L’impopularité d’Emmanuel Macron se rapproche désormais du niveau record atteint par François Hollande, qui, à l’automne 2014, n’avait recueilli que 13 % d’opinions favorables. L’ancien président socialiste pourrait bientôt être rejoint ou même dépassé au vu de la chute continue de la cote de l’actuel chef de l’État.
En effet, à l’approche des débats budgétaires à l'Assemblée, rien n'indique que la cote de popularité du président de la République puisse repartir à la hausse.
Sébastien Lecornu peu connu
Nommé Premier ministre il y a un peu plus d'une semaine, Sébastien Lecornu ne bénéficie pas de l'habituel état de grâce qui accompagne généralement chaque nomination. S’il gagne en notoriété, près de 44 % des Français déclarent ne pas le connaître assez pour se prononcer. Parmi ceux qui ont un avis, 16 % en ont une opinion favorable, contre 40 % défavorable.
L’ancien ministre des Armées inspire peu de confiance : seulement 20 % des sondés estiment qu’il sera capable de trouver un compromis pour faire adopter le budget 2026, contre 60 % qui jugent l’inverse.


