La hausse des salaires en Guadeloupe n’ira pas au-delà de trois ans

Rappelons que cette hausse de salaires de 200 € contenue dans l’accord Bino, a été obtenue à la suite d’un montage tripartite : 100 € de l’Etat, 50 € des collectivités locales et 50 € du patronat.
Selon les termes de l’accord général, cette augmentation de salaires devait être étendue à l’ensemble des entreprises de la Guadeloupe. Mais entre temps, il y a eu des déclarations d’Elie Domota, responsable du LKP, puis un changement de position du patronat.
Laurence Parisot, président du Médef national, a justifié ainsi la position du syndicat patronal : "Nous ne signerons pas l'accord. Nous ne pouvons accepter un accord qui laisse entendre que l'économie guadeloupéenne est encore une économie d'esclavage".
C’est dans ce contexte que le ministère du travail a tranché. Ainsi, l’article 5 a été retiré. Ce paragraphe précisait qu’après trois ans, ce sont les employeurs qui reprendraient à leur charge la contribution de l’Etat (50 €) et celle des collectivités locales (50 €).
Selon le gouvernement, cette disposition est jugée "impossible" à généraliser, car "elle n’est pas règlementaire au code du travail". Cette décision va sans doute amener une réaction dans le camp du LKP. Affaire à suivre…


