Lui qui disait:
"J’écris tout cela, à ma manière. Dans une langue à laquelle j’ai droit en vertu du créole...Une langue que je façonne ou j’invente... plus proche du volcan que du jardin à la française. Peu importe si je l’ensauvage ou si je la civilise autrement".
" ...j’écris ces pages en vrac j’oublie le dérisoire des mots et des syllabes je mets dans le poème toute ma foi païenne avec prières sauvages et rituel animiste Je dis à l’arbre debout prête-moi tes racines plongées loin dans la terre pour diviser les vents à cette heure de bourrasque Je dis à la pierre nue donne-moi l’insolence enclose en l’immobile cette forge en travail dont il me faut le feu Je dis aux grands orages d’investir ma charpente et d’irriguer ma gorge j’ai mission très urgente de crier Mandela avant toute autre messe..."


