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Les syndicats en soutien d’un agent du Département après sa garde à vue à la gendarmerie

La journée noire départementale contre les violences au travail organisée par les syndicats SNT/CFE-CGC et le SAMFFA974 a été marquée par le témoignage d'un aidant familial récemment accusé de maltraitances par un enfant dont il avait la charge.

Ecrit par T.L. – le lundi 09 octobre 2023 à 13H01
Les syndicalistes Marie Lebon, Patrick Callieres, Juliane Libel et Toolsy Jeanne.

Après l’agression de deux assistantes sociales sociales le 21 septembre dernier dans le cadre de leur travail, l’une d’entre elles étant blessée à l’épaule par un coup assené avec une paire de ciseaux par un mineur de 17 ans, les syndicats de la fonction publique territoriale SNT/CFE-CGC et SAMFFA974 ont organisé ce lundi 9 octobre un « rassemblement citoyen » devant les grilles du Jardin de l’Etat, juste en face des bâtiments du conseil Départemental.

Une « journée noire » pour dénoncer « toutes les violences qui traversent et imprègnent notre société locale » et pour attirer l’attention des élus et de la direction du conseil Départemental. « Nous, on garde les enfants 24 heures sur 24. Les assistants familiaux sont tous concernés par cette violence », clame Marie Lebon, secrétaire générale du SAMFFA974, qui s’offusque du traitement dont a été victime un de ses collègues, la semaine dernière à Salazie. Cet assistant familial et son épouse expliquent avoir été saisis au saut du lit par des gendarmes, l’homme étant ensuite placé en garde à vue sur la base d’un témoignage d’un enfant dont il avait la charge.

« Respecter la présomption d’innocence »

Selon les syndicats, l’employeur de cet assistant familial, le Département, a indiqué ne pas avoir été tenu informé de la procédure : c’est l’enseignante de l’enfant qui a informé la psychologue de l’école, laquelle a transmis directement le dossier au procureur de la République. « Il faut que la présomption d’innocence soit respectée et que l’agent soit aussi entendu par son employeur » insiste Marie Lebon, en rappelant les conséquences de la garde à vue pour un accompagnant familial : son agrément va lui être retiré, il va être licencié et tous les enfants qu’il hébergeait vont être placés dans d’autres familles. Parfois «avec des conséquences psychologiques importantes pour les enfants.»

« Tous les enfants que nous avons sont suivis, on travaille en équipe donc s’il y a un problème on doit pouvoir le déceler. Mais pourtant, à la fin, ce sont toujours les assistants familiaux qui tombent en bout de chaîne », déplore Toolsy Jeanne, présidente du SNT/CFE-CGC, en insistant sur la difficulté d’accompagner des enfants placés ou condamnés par la justice, ou encore des mineurs en situation d’évacuation sanitaire (Evasan) ou porteurs d’un handicap.

Thèmes : Violences
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