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Vidéo – D’autres transporteurs veulent faire cesser le diktat de Caroupaye

?La mobilisation d’Hubert Poinapin prend de l’ampleur. D’autres branches de la profession le rejoignent. Tous réclament un partage équitable face à "la voracité" de Jean-Bernard Caroupaye .

Ecrit par Samuel Irlepenne - Ludovic Grondin – le mercredi 17 février 2021 à 12H52

« Aujourd’hui, ce monsieur doit être en prison, ailleurs que sur un chantier pour répondre à un appel d’offres ». Les critiques à l’égard de Jean-Bernard Caroupaye se font plus précises ce mercredi. Après deux jours de mobilisation quasi stériles à l’entrée nord du chantier de la NRL, Hubert Poinapin du groupement réunionnais des transporteurs du sud (GRTS) )reçoit l’appui d’autres organisations. 

A ses côtés, Michel Allamèle ne prend pas de gant lorsqu’il s’agit de décrire « la voracité » du clan Caroupaye. « Le marché n’appartient pas à Caroupaye (…) Monsieur Caroupaye doit entrer à Domenjod ou au Port », ose-t-il en faisant allusion aux démêlés judiciaires de l’ex-patron de la FNTR. Ce dernier avait été condamné pour fraude fiscale en 2018 et [confirmé devant la cour d’appel en 2019]urlblank:https://www.zinfos974.com/Fraude-fiscale-Un-an-de-prison-ferme-pour-Jean-Bernard-Caroupaye_a138842.html . 

Ce mercredi, le discours est donc monté d’un cran, mais s’est aussi diversifié. Hubert Poinapin affiche ses nouveaux soutiens tels que le syndicat OTRE (l’Organisation des transporteurs routiers européens) de Johnny Grindu, l’UNOSTRA de Marie-Claude Esther et donc celui de la Fédération des terrassiers de la Réunion (FTR) et de l’Interprofessionnelle de la Route (IPR) de Michel Allamèle.

« Il y a même un associé du groupement TransRun Logistics (groupement de Jean-Bernard Caroupaye) qui est avec nous », brandit Hubert Poinapin comme signe de ralliement décisif. Cet associé, c’est Cyldric Allamèle. 

« Monsieur Caroupaye a dicté le partage »

 

Jean-Bernard caroupaye s’est octroyé 45% du marché de remblaiement de la digue MT6-1, n’en revient toujours pas Hubert Poinapin. Et pour avoir osé demander des comptes au maître d’oeuvre SBTPC et GTOI, il a été purement « éjecté » du marché.

Avant son coup de gueule, il n’avait que 10% de ce marché, tout comme trois autres groupements (5 groupements avaient répondu à l’appel d’offre) qui se sont partagés les miettes sur les 45% restants. « On est déterminé comme jamais. Aujourd’hui on a tout perdu, on a rien à perdre. Et on n’est pas vorace comme Monsieur Caroupaye : 45% pour lui et 10% pour son fils, ça c’est de la voracité », achève Michel Allamèle.

« Monsieur Caroupaye a dicté le partage au groupement SBTPC GTOI », croient savoir les transporteurs. L’entrée en misouk, la nuit dernière, d’une quinzaine de camions du groupement TransRun n’est pas pour ramener le calme. 

« Hier soir quand on a quitté le lieu (en face de la caserne Lambert, ndlr), le portail était fermé à clé. Tout le monde est parti mais lorsqu’on est partis, Monsieur Caroupaye s’est permis de faire entrer ses camions », affirment les transporteurs mécontents. C’est du copinage, en veulent-ils également au groupement dont la seule réponse, pour l’heure, est de dire aux contestataires de se mettre d’accord avec Jean-Bernard Caroupaye.  

« Si na pu pou nou n’aura pu pour personne », continuent de clamer les transporteurs s’estimant lésés. Le mouvement, au lieu de s’acheminer vers une issue au troisième jour de manifestation, s’enlise donc un peu plus. 

« On ne dépend pas de lui (Caroupaye). Et on n’a pas une ardoise comme lui ! On va se défendre. Et s’il faut aller devant le tribunal on ira ! », promet Hubert Poinapin, président du SRTT, le syndicat réunionnais des transporteurs et terrassiers.

 

 

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