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Une étudiante réunionnaise coincée en métropole faute d’aides pour le retour

Une Saint-Pauloise est actuellement coincée à Paris après ses 4 années d’études en Espagne. Endettée suite à un prêt pour payer son éducation, elle n’a pas la possibilité de payer les 1.300 euros de frais administratifs pour obtenir la copie de son diplôme et payer son dernier mois d'études. Sans cette preuve, la Région refuse de lui financer le billet retour. Ayant dû rendre son appartement, elle est actuellement sans logement. La Réunionnaise souhaite aujourd'hui simplement que la collectivité comprenne sa situation et lui fournisse le billet retour prévu dans le dispositif. Une fois à La Réunion, elle pourra trouver le soutien familial nécessaire pour se sortir de cette impasse.

Ecrit par 1776023 – le lundi 11 juillet 2022 à 15H43

À tout juste 23 ans, Camille est fraîchement diplômée d’une école de kinésithérapie en Espagne. Un aboutissement après 4 ans de travail, mais surtout rendu possible par un prêt étudiant de 50.000 euros et l’Aide à la mobilité spécifique (AMS) de la Région. Chaque mois, la collectivité lui payait une partie des frais de l’établissement : 653,3 euros d’aides pour une facture de 900 euros par mois. 

Durant ces 4 années, l’étudiante a justifié qu’elle suivait bien ses cours en fournissant tout ce qui lui était demandé. « J’ai envoyé mes certificats de présence, mes bulletins de notes, mes certificats de scolarité pendant 4 ans en plus de justificatifs mensuels. Je les ai bien prévenus depuis début juin que j’avais besoin de mon billet retour. Je voulais savoir comment ça se passait. Ils m’ont donné un formulaire à remplir et c’est là qu’ils m’ont dit que je devais fournir un diplôme officiel », explique-t-elle. 

Quand les administrations ne s’accordent pas

Malheureusement pour elle, le diplôme ne sera disponible que courant juin. De plus, en Espagne, l’obtention du diplôme officiel coûte 400 euros de frais. Totalement à court d’argent, Camille ne peut pas débourser cette somme pour le moment. Mais sans ce document, la Région refuse lui financer le billet d’avion retour. Elle se retrouve donc coincée.

De plus, le mois de juillet doit également être réglé à l’école alors que l’AMS s’est arrêtée le mois précédent. C’est donc 900 euros supplémentaires lui font défaut aujourd’hui. Il lui faut payer en tout 1.300 euros.

Inquiète en voyant arriver la date limite de bail de son logement qui s’est terminé en juin, elle a « harcelé » la collectivité pour avoir des réponses. Trouvant difficilement des interlocuteurs, les rares qui lui répondent disent qu’ils ne peuvent rien faire pour elle.

Actuellement sans logement, elle a dû puiser dans le peu d’argent qu’elle avait pour prendre un billet d’avion jusqu’à l’Hexagone afin d’être hébergée chez une amie. Elle est actuellement toujours là-bas.

La Réunionnaise rappelle que le dispositif de la Région prévoit un billet aller, une aide mensuelle et un billet retour. Elle demande aujourd’hui à ce que la collectivité entende sa situation et lui permettre de rentrer chez elle afin de pouvoir tout mettre en ordre. Elle déplore notamment avoir fourni tous les documents nécessaires durant les 4 ans de sa scolarité avant de se retrouver bloquée pour des raisons financières.

« Le plus simple, ce serait que je puisse rentrer à La Réunion afin que je puisse voir auprès de ma banque et de ma famille pour avoir les fonds pour payer le diplôme. Je vais de toute façon en avoir besoin pour travailler. Mais pour ça, il faudrait que je puisse rentrer », se désespère-t-elle.

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