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Téléphérique : « Celui de La Montagne n’aura rien à voir avec celui de Brest »

Après l'attribution du marché de la construction du futur téléphérique La Montagne/Bellepierre au groupe MND, (via sa filiale LST, mandataire du groupement Payenke), de nombreuses voix se sont élevées pour critiquer le choix de la Cinor de ne pas tenir compte des dysfonctionnements que connaît depuis plusieurs mois le téléphérique de Brest. Ce dernier, construit par le même opérateur et dont s'est inspirée l'intercommunalité du Nord pour son second téléphérique dionysien, connaît en effet depuis son inauguration de grosses avaries, poussant la métropole de Brest à taper du poing sur la table en mai dernier après une nouvelle défaillance.

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 10 juillet 2020 à 14H58

Inauguré en grande pompe le 19 novembre 2016 pour un coût de 19,1 millions d’euros, le téléphérique de Brest Métropole, dont la ligne est la première de France en milieu urbain, a connu depuis une exploitation très mouvementée entre pannes à répétition, décrochages de cabines ou encore des problèmes de maintenance.

La dernière en date, une usure anormale d’un assemblage boulonné, a mis le téléphérique brestois à l’arrêt jusqu’au mois d’août prochain.

Le concepteur du téléphérique de Brest Métropole, le groupe suisse Bartholet, qui a renforcé en mars dernier son partenariat avec le groupe isérois MND, [mandataire du groupement Payenke à travers sa filiale LST pour la construction du téléphérique de La Montagne]urlblank:https://www.zinfos974.com/St-Denis-MND-obtient-le-marche-pour-le-futur-telepherique-de-La-Montagne_a156104.html , s’était expliqué sur cet arrêt momentané:
 

« Bien que l’usure prématurée d’un assemblage boulonné n’ait été identifiée que sur une seule cabine, la mise à jour sera faite sur les deux cabines afin d’apporter une solution technique définitive (…) Dans le cadre de sa garantie, le constructeur prendra à sa charge les coûts nécessaires pour cette opération de mise à jour du téléphérique. Le constructeur en a officiellement informé François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest Métropole. »

Bartholet

De quoi alimenter les craintes pour la seconde ligne du réseau de téléphérique dionysien. Mais que ce soit du côté du groupe MND ou de la Cinor, on assure qu’il n’en sera pas de même puisque la technologie qui sera utilisée sur la ligne La Montagne/Bellepierre sera « différente » de son homologue bretonne. « MND n’a pas participé directement à la construction du téléphérique de Brest mais le groupe BMF (qui a choisi de retenir en 2019 l’appellation Bartholet comme nom commercial, NDLR), devenu par la suite notre partenaire. MND n’a aucun lien contractuel avec Brest Métropole », tient tout d’abord à rappeler le PDG du groupe isérois, Xavier Gallot-Lavallée.  

Sur les défaillances rencontrées par le réseau de télécabines brestois, elles seraient dues à leur caractère innovant, ajoute ce dernier. « Il faut rappeler que cet appareil de Brest est le premier de transport par câble urbain de France.  Il y a un peu de brouhaha autour de cet appareil de Brest car il ne faut pas oublier également que nous sommes dans une période électorale, ce qui permet toujours d’avoir des sujets à commenter », poursuit M.Gallot-Lavallée.
 

[Rencontre avec le PDG du groupe MND, attributaire du téléphérique de La Montagne/Bellepierre ]urlblank:https://www.zinfos974.com/Rencontre-avec-le-PDG-du-groupe-MND-attributaire-du-telepherique-La-Montagne-Bellepierre_a156308.html

Mis en service en novembre 2016, le téléphérique de Brest, ouvert 6 000 heures par an, a depuis transporté plus de 2,5 millions de voyageurs (début 2020) dont 800 000 la première année d’exploitation sur les 675 000 attendus. Le taux de disponibilité est quant à lui de 99,15% (chiffre 2019).

« Aujourd’hui, du point de vue touristique et le désenclavement du quartier des Capucins, c’est un appareil qui est une vraie réussite malgré quelques critiques », martèle le PDG de MND France.

Une méthode Coué partagée aussi par la Cinor, qui assure que les réseaux brestois et dionysiens n’auront rien en commun. « La technologie entre nos deux réseaux sera complètement différente. Celle de Brest, qui est la première ligne urbaine de France, est unique dans son genre voire même dans le monde puisque  les deux télécabines sont superposées alors qu’habituellement elles sont l’une à côté de l’autre », explique l’intercommunalité.

Cette dernière a choisi pour la ligne La Montagne/Bellepierre cette seconde option, celle du « va et vient » et ont chacune leur câble l’un à côté de l’autre, « contrairement à Brest ». « Celui de Brest n’aura rien à voir avec celui de La Montagne. C’est le caractère innovant et unique de leur système qui a engendré ces dysfonctionnements », tient à préciser la Cinor, qui réaffirme son attachement à son réseau de téléphérique, qui reste le moyen de transport « le plus sûr au monde d’un point de vue de sécurité ».

 

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