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État islamique : La création d’une zone tampon entre la Turquie et la Syrie examinée

Une « zone tampon » entre la Syrie et la Turquie est actuellement à l’étude par les Occidentaux, pour protéger et accueillir les personnes déplacées. Avec cette zone tampon, le président turc Recep Tayyip Erdogan souhaite protéger les secteurs tenus par l’opposition modérée au président syrien Bachar al-Assad et les populations qui fuient la guerre civile dans […]

Ecrit par S.I – le jeudi 09 octobre 2014 à 09H39

Une « zone tampon » entre la Syrie et la Turquie est actuellement à l’étude par les Occidentaux, pour protéger et accueillir les personnes déplacées.

Avec cette zone tampon, le président turc Recep Tayyip Erdogan souhaite protéger les secteurs tenus par l’opposition modérée au président syrien Bachar al-Assad et les populations qui fuient la guerre civile dans leur pays.

Le président François Hollande a exprimé son soutien à cette proposition lors d’un entretien par téléphone avec le chef d’État turc. Dans un communiqué, l’Élysée explique que la France est favorable à cette zone qui permettrait « d’accueillir et de protéger les personnes déplacées ».

Cette initiative turque trouve également un écho favorable auprès des  États-Unis et du Royaume-Uni, qui sont prêts à « examiner » l’idée d’une zone tampon, ont indiqué mercredi le secrétaire d’État américain John Kerry et son homologue britannique Philip Hammond.

Mais dans la foulée, un communiqué de la Maison Blanche a infirmé cette position. Washington a affirmé que la création d’une zone tampon entre la Syrie et la Turquie n’était « pas à l’étude pour le moment ».

Seuls les Kurdes sont contre la proposition d’Ankara. Les forces armées du PKK (le principal parti kurde en Turquie) préféreraient que la Turquie commence par ouvrir ses frontières, afin d’y envoyer ses combattants rejoindre les Peshmergas dans le Nord de la Syrie, explique BFMTV sur son site.

De plus, la proposition de la Turquie d’établir une zone tampon -pour lutter contre le terrorisme- est vue par le PKK comme un moyen de s’en prendre à ses combattants, le parti étant toujours considéré comme un groupe terroriste par Ankara.

 

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