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St-Denis: Le dossier préliminaire de sécurité du téléphérique approuvé par la préfecture

C’est une nouvelle étape franchie pour le projet de liaison téléphérique entre Le Chaudron et Bois-de-Nèfles à Saint-Denis. La préfecture de La Réunion a émis un avis favorable concernant le dossier préliminaire de sécurité du projet. Une approbation comprenant les prescriptions du SDIS et qui porte aussi bien sur les aspects techniques intéressant la sécurité […]

Ecrit par SI – le mardi 14 mai 2019 à 13H03

C’est une nouvelle étape franchie pour le projet de liaison téléphérique entre Le Chaudron et Bois-de-Nèfles à Saint-Denis. La préfecture de La Réunion a émis un avis favorable concernant le dossier préliminaire de sécurité du projet.

Une approbation comprenant les prescriptions du SDIS et qui porte aussi bien sur les aspects techniques intéressant la sécurité des usagers que sur les risques naturels et technologiques liés à l’environnement du projet.

Cette approbation du dossier par les services de la préfecture est assortie néanmoins de plusieurs prescriptions. La première concerne tout d’abord le croisement de lignes de transport d’énergie ou de données, où un recensement exhaustif des réseaux aériens (lignes électriques, téléphoniques) sera à fournir avec deux justifications, à savoir la conformité à l’arrêté du 17 mai 2001 « avec l’enveloppe du véhicule pour les lignes de transport d’énergie », précise la préfecture, sans oublier le « respect des gabarits de l’enveloppe du véhicule pour les autres réseaux ».

Pour la partie environnementale, « des précisions devront être apportées concernant la justification de la protection contre la corrosion des éléments métalliques » poursuit la préfecture. Cette dernière attend un retour d’expérience du constructeur ensemblier « sur des cabines du même type exploitées en milieu salin ».

Les risques inhérents au mode semi-automatique des véhicules sont étudiés

Sur les cabines à proprement parler, ces dernières seront équipées de la vidéosurveillance avec enregistrement interne d’une durée de 48 heures et d’un module d’interphone bidirectionnel. « Afin d’optimiser le process d’évacuation des usagers, un lien avec les conclusions portées dans l’étude de sûreté et de sécurité publique (ESSP) du 11 avril sera fait et permettra d’identifier les véhicules chargées ainsi que toute personne vulnérable lors des phases d’arrêt prolongé », ajoutent les services de la préfecture.

Concernant la gestion des cheminements des véhicules en gare et du niveau d’automatisation, l’autorité préfectorale attend également plus de précisions sur l’option « mode semi-automatique » des véhicules du téléphérique, qui n’est à ce jour « pas clairement définie ». Les modifications devront être détaillées dans le dossier jalon de sécurité (DJS), attendu au plus tard pour juillet 2019. C’est ce DJS qui permettra d’identifier les risques liés à ce mode d’exploitation (gestion du risque incendie en l’absence d’opérateur sur site, perte de caméras, gestion des seuils d’alarme, etc.)

Sur la gestion du risque incendie, « considérant les matériaux combustibles présents dans les gares tels que les pneus nécessaires au mouvement des véhicules (…) le concepteur devra équiper les stations en détecteurs incendies avec un système d’alarme exploitable, en exploitation et hors exploitation », indique la préfecture, avec la possibilité d’effectuer cette détection par analyse vidéo. Pour la gestion du vent, « certains évènements météorologiques dangereux (EMD) en particulier des vents forts, peuvent survenir en dehors de la saison cyclonique », rappelle le préfet. Il demande à ce que l’étude de sécurité intègre cette problématique dans le cadre du bridage du câble et de la tenue du câble multipaires.

Le risque d’incendie des terrains survolés également pris en considération

« Le porteur du projet n’a pas planifié la réalisation de dossier d’autorisation des tests et essais (DAE) », relève la préfecture, qui rappelle que certains travaux « induisent une problématique de sécurité ». À ce titre, elle demande la transmission d’une notice portant sur les travaux avant la mise en place des véhicules au STRMTG (Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés), « au moins un mois avant l’engagement de ces travaux », sans oublier « une démonstration de l’absence de risques pour les riverains et les autres tiers en phase chantier ».

Les dernières prescriptions portent sur l’exploitation du téléphérique et son survol des espaces traversés. Pour la première, il est demandé une mise à jour du plan prévisionnel d’exploitation (PPE), notamment sur la partie bridage du câble lors d’une alerte cyclonique. Par ailleurs, la mise en route de l’installation à distance « n’est pas définie à ce jour » et sa mise en oeuvre éventuelle « devra être justifiée ».

Enfin, les données prises en compte dans l’analyse du survol d’un incendie et relatives aux natures d’activités devront être « pérennes ». De plus, les propriétaires actuels des espaces survolés mais aussi les services concernés par les servitudes de survol comme les gestionnaires des routes ou les services urbanisme de la mairie « devront être informés de leurs obligations de déclaration en cas de changement de nature de local ou de réduction du gabarit ». « En cas de non-respect de cette obligation, les garanties liées au risque incendie pouvant ne plus être respectées, un arrêt de l’exploitation pourra être sollicité », termine la préfecture.

 

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