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Saint-Louis : des CUI alertent le sous-préfet du Sud

Un collectif de quatre-vingt titulaires d’un Contrat unique d’insertion (CUI), a sollicité la sous-préfecture de Saint-Pierre, pour qu’elle demande à la mairie de Saint-Louis de respecter les termes de leur contrat.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le vendredi 16 janvier 2009 à 17H55

Ils étaient plus de quatre-vingt  employés communaux à s’être donnés rendez-vous, cet après-midi devant les grilles de la sous-préfecture de Saint-Pierre.
Licenciés en début d’année 2008 après l’élection municipale de Claude Hoarau, puis réintégrés à la suite d’une décision du Tribunal administratif, ces employés communaux embauchés dans le cadre du Contrat unique d’insertion, seront au chômage à la fin de ce mois de janvier 2009.
“Leur contrat se termine mais deux points importants n’ont pas été respectés. Il y a d’une part le volet formation. Chaque CUI avait droit à 200 heures de formation individualisée”, indique Bertrand Grondin, conseiller municipal d’opposition et porte-parole du collectif.
Selon Bertrand Grondin, la mairie de Saint-Louis a pallié cette carence par une formation collective. “Tout le monde suit la même formation : le balayeur, la cantinière, l’assistante maternelle…”.
L’autre terme essentiel du CUI qui a été également oublié, “c’est le stage d’un mois dans une entreprise marchande. Cet second aspect de la formation aurait sans doute permis à quelques CUI de trouver un travail”.
“A cause de la négligence de la municipalité, parmi ces 80 CUI plusieurs ont sans doute raté l’opportunité d’obtenir un contrat dans le privé. C’est sur cet ensemble de points que nous avons voulu alerter la sous-préfecture de Saint-Pierre”, explique Bertrand Grondin.
C’est en ce sens que le collectif a remis une motion au chef du cabinet du sous-préfet.

 

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