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Risque de pénurie de lait maternel à La Réunion : Frédéric Maillot interpelle le ministère

Un risque de pénurie de lait maternel pèse sur les services de néonatologie de La Réunion. Alors que l'île compte plus de prématurés que l'Hexagone, Frédéric Maillot estime "inconcevable" qu'il n'y ait pas de lactarium sur notre île, d'autant plus que la démographie est en progression. Le député interpelle Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la santé, dans le courrier ci-dessous.

Ecrit par N.P. – le lundi 26 février 2024 à 15H35
Objet : Risque de pénurie de lait maternel à La Réunion
Monsieur le Ministre,
Je souhaite attirer votre attention sur la pénurie imminente de lait maternel qui va toucher les unités de néonatalogie à La Réunion. Suite à l’appel à la « mobilisation nationale » lancé par l’Association des lactariums de France et relayé par les autorités sanitaires, le risque de pénurie dû au manque de lait lyophilisé est une situation alarmante qui doit nous pousser à mobiliser des solutions urgentes et durables.
À La Réunion, le nombre de bébés nés prématurément est deux fois plus élevé qu’en métropole, une situation liée à des facteurs tels que le diabète, l’hypertension et la précarité. En 2020, l’Agence régionale de santé a enregistré 1 203 naissances prématurées, représentant un taux de 9,08 % du total des naissances. Cette particularité de notre territoire nécessite des moyens importants pour répondre aux besoins d’allaitement de ces nouveaux-nés très vulnérables. Leur besoin en lait est estimé entre 18 à 20 litres durant leur hospitalisation.
Pour éviter les ruptures de stock, le ministère de la Santé appelle à augmenter les dons. Cependant, à La Réunion, cette solution est inenvisageable car elle est inexistante.
Si les hôpitaux de Fort-de-France et de Cayenne disposent déjà de leur propre lactarium, le déménagement du lactarium de Marmande à Bordeaux, qui alimente La Réunion, nous oblige à réfléchir aux besoins spécifiques du bassin de l’Océan Indien. Importer du lait congelé ou en poudre n’est pas une solution adéquate, compte tenu du déficit national de 250 000 litres constaté en ce début de semestre 2024. De plus, cette pénurie risque d’augmenter le taux de mortalité infantile et la durée d’hospitalisation, engendrant un coût considérable pour le CHU de La Réunion, déjà en difficulté.
Je sollicite votre bienveillance afin que nous puissions engager une discussion transparente sur la possibilité d’implanter un lactarium à La Réunion, notamment à travers un projet alternatif de banque de lait maternel adapté à nos caractéristiques culturelles et pratiques d’allaitement. Un tel projet serait plus riche sur le plan nutritionnel, comme l’indique la littérature scientifique, et moins coûteux, étant donné que le prix actuel du lait lyophilisé pour 100 grammes varie entre 110 à 170 euros, sans compter les frais de transport et une probable revalorisation du prix.
Il est inconcevable qu’à La Réunion, et plus largement dans le bassin de l’Océan Indien, nous ne disposions pas d’un lactarium de proximité, alors que notre démographie est en progression et notre taux de natalité nettement plus élevé qu’aux Antilles.
Dans l’attente d’un échange avec vous, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations distinguées.
Frédéric Maillot
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