Revenir à la rubrique : Social

Quand les puces provoquent une grève dans le BTP

C'est une grève pour le moins insolite qui a été déclenchée ce mercredi matin sur le site du chantier d'extension du GHSR de Saint-Pierre. En cause, une invasion de puces au niveau du futur bâtiment dédié au Pôle Femme- Mère-Enfants... Explications.

Ecrit par Ludovic Robert – le mercredi 06 octobre 2010 à 11H00

Depuis 7 heures ce matin, plusieurs dizaines de salariés de plusieurs entreprises sont entrés en grève illimitée au niveau du chantier du Pôle Femme-Mère-Enfants du GHSR de Saint-Pierre. En cause, la présence de plusieurs nids de puces au niveau au sein du bâtiment dont les travaux ont débuté en janvier 2008. Présence observée malgré la désinsectisation opérée ce mardi sur un seul niveau.
A l’origine de cette invasion, les allers et venues de chiens et chats errants durant les nuits. Des allers et venues provoquant des piqûres multiples chez certains des salariés.

Présents sur le site différents journalistes ont d’ailleurs fait l’amère expérience de ce qui constitue le quotidien de plusieurs dizaines d’employés sur le site. Seule une minute étant suffisante pour qu’une dizaine de ces petits insectes prennent d’assaut les vêtements des salariés. « Cela fait près de cinq mois que cette situation perdure. Nous avons prévenu les responsables depuis plusieurs jours. Seule une désinsectisation du premier étage a été effectué. Hors, d’autres parties du bâtiment sont touchées. Nous sommes des pères de familles et nous sommes amenés à ramener des puces chez nous » déclare un salarié mécontent. « On ne peut pas travailler dans de telles conditions. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles » poursuit un collègue remonté.

Les employés attendent depuis ce matin, la venue d’un responsable de l’entreprise chargée de la maîtrise d’oeuvre des travaux, à savoir GTOI. A 11 heures, aucun interlocuteur n’était allé à la rencontre des salariés mécontents.

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Crise du BTP : Sans accord, « le préfet a dit qu’il viendra sur la route avec nous »

Les syndicats du BTP ont suspendu leur grève et vont participer à plusieurs réunions de travail tout au long de la semaine prochaine. Une nouvelle table ronde avec tous les acteurs du secteur est prévue vendredi prochain. Si un accord n’est pas trouvé, les manifestants reprendront leur mobilisation. « Le préfet a dit qu’il viendra sur la route avec nous », assure Johny Lagarrigue de la CFDT-BTP.

Crise du BTP : La grève est suspendue, des réunions de travail prévues la semaine prochaine

Les syndicats qui ont démarré mercredi un mouvement de grogne annoncent jeudi suspendre la grève. Une décision prise au sortir d’une réunion organisée à la CCIR avec le préfet, le Département et la Région, notamment. Les manifestants avaient organisé un barrage filtrant mercredi et avait bloqué le Barachois toute la journée de jeudi, provoquant de très importants embouteillages dans le chef-lieu et sur la Nouvelle Route du Littoral.

Manifestation du BTP : Barachois fermé

Une grève illimitée a été démarrée par les syndicats du BTP. Ils bloquent la circulation au niveau du Barachois et une déviation a été mise en place par le Boulevard Sud. Les acteurs du BTP réclament une mobilisation des pouvoirs publics pour sortir le secteur de la crise qui s’enlise. (Images : Pierre Marchal)

SPL Estival : L’intersyndicale prête « à remettre la machine en marche »

« La crise est toujours là ». Après la publication dans la presse locale du pré-rapport de la Chambre régionale des comptes, l’intersyndicale de la SPL Estival ne cache pas son désarroi face à une situation « qui perdure » au sein de la société, et ce malgré la fin du conflit social qui a paralysé la structure fin 2023.