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Plus de production locale chez Giordano qui licencie à nouveau

Le solariste Giordano dégraisse ses effectifs. Une seconde vague encore plus importante que celle de l’année dernière aurait été lancée ces dernières semaines sans aucune révolte des personnels concernés. « La faute au manque de mobilisation de juillet dernier qui a fini par décourager le syndicat », témoigne un ex-professionnel de Giordano. En juillet 2014, la société […]

Ecrit par LG – le mercredi 21 janvier 2015 à 06H50

Le solariste Giordano dégraisse ses effectifs. Une seconde vague encore plus importante que celle de l’année dernière aurait été lancée ces dernières semaines sans aucune révolte des personnels concernés. « La faute au manque de mobilisation de juillet dernier qui a fini par décourager le syndicat », témoigne un ex-professionnel de Giordano.

En juillet 2014, la société Giordano sortait d’un pénible mois de grève consécutif à la tentative de licenciement de 6 personnels. Quatre le seront dans les faits, l’inspection du travail refusant le départ de deux délégués du personnel.

Fin 2014, la même procédure a donc été déclenchée pour 18 salariés selon les infos d’Imaz Press, sans que la direction du groupe ne confirme. Un salarié débarqué estime qu’ils seraient même une vingtaine à connaître le même sort. Jusqu’à hier soir, nous n’avions encore aucun retour de la part de la direction de Giordano dont le siège se situe dans la Zac 2000 du Port.

Filiale de Giordano, la société Soletech avait elle aussi sacrifié 6 poseurs sur 12 postes l’année dernière. « Soletech c’est fini ! », nous apprend-t-on également. « Le dernier délégué syndical a quitté son poste la semaine dernière », nous affirme-t-on.

L’éternel dilemme de la main-d’oeuvre moins chère ailleurs

L’avenir de Giordano semble désormais s’orienter vers la pose de chauffe-eau solaires via sa filiale Solar Prod by Giordano. Les coûts de la main-d’oeuvre ont sans doute eu raison de l’activité de production implantée dans l’île.

« Aujourd’hui Giordano c’est zéro production locale. Il reste une personne en tant que magasinier dans l’usine. Une seule personne au service-après-vente. Les conteneurs arrivent directement de Marseille, quand ce n’est pas de Tunisie. Le produit arrive fini », témoigne un autre observateur. Selon leurs témoignages, la grève de 2014 a été du plus mauvais effet pour la marque. « Les gens ont découvert à ce moment-là qu’il n’y avait plus de production locale, contrairement à la promesse publicitaire. Ça a fait chuter les ventes ».

En juillet dernier,  des syndicalistes également en voie de licenciement ne s’étaient pas trompés lorsqu’il s’est agi de porter un regard prospectif sur le sort des salariés encore présents dans l’entreprise. « Aujourd’hui c’est 6 personnes, dans quelques mois, ce sera d’autres salariés », avaient-ils prévenu en visant malheureusement juste.

 

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