Revenir à la rubrique : Social

Plaine des Palmistes: Un père dénonce l’insalubrité de son logement

Ras-le-bol rue des songes, à la Plaine des Palmistes. Maximim Clain, un père de famille, remue ciel et terre pour offrir une habitation digne à ses proches mais surtout à son fils de 4 ans, atteint d’une maladie rarissime. « J’ai signé le bail le 27 juin 2012, nous sommes entrés dans la maison le 1er […]

Ecrit par LG – le lundi 24 juin 2013 à 14H56

Ras-le-bol rue des songes, à la Plaine des Palmistes. Maximim Clain, un père de famille, remue ciel et terre pour offrir une habitation digne à ses proches mais surtout à son fils de 4 ans, atteint d’une maladie rarissime.

« J’ai signé le bail le 27 juin 2012, nous sommes entrés dans la maison le 1er juillet », raconte-t-il. Tout allait pour le mieux. Un mois plus tard, des agents de la Société d’Economie Mixte d’Aménagement et de Construction (SEMAC) viennent faire un état des lieux tout ce qu’il y a de plus normal pour constater les éventuelles problèmes rencontrés à l’entrée dans l’habitation. « Les premières tâches sur les murs sont là. Ils m’ont dit qu’un coup de peinture serait fait. Mais c’est réellement vers la fin août que les traces d’infiltration s’exposent. Ils ne sont passés qu’en décembre pour la peinture », regrette déjà le locataire, d’autant plus que cette nouvelle couche ne fera que retarder l’évidence : les malfaçons de l’habitat social. « Nous étions pourtant les premiers occupants de ce logement neuf », n’en revient pas Maximim Clain. « En janvier dernier, c’était de nouveau moisi », assure-t-il.

A l’intérieur, l’air est vicié. « Ca sent la pisse de chat. Vous collez de trop près le lit au mur et la moisissure vient sur le lit », témoigne le père de famille. Les tâches noires de moisissure progressent de semaine en semaine. Son voisin du dessus n’est pas incommodé, pour l’instant. L’explication vient de l’isolation des fondations. « Nous sommes dans une cuvette, l’humidité vient donc du sol », explique-t-il.

« Danger pour la santé »

La SEMAC est en prise avec le dossier, mais le père de famille regrette la mauvaise communication, pour ne pas dire la fausse interprétation de la part du bailleur. « Dans un courrier adressé à l’assistance sociale de la Plaine des Palmistes, le bailleur écrit que nous avons refusé d’être relogés à Saint-Benoît car selon eux, tout allait bien après la nouvelle couche de peinture, or, nous n’avons jamais dit cela, ce qui a retardé notre éventuel relogement », témoigne Maximim Clain.

Son plus jeune fils, issu d’une seconde union, est handicapé à 80%. Il se bat contre le syndrome de Shprintzen-Goldberg. Seulement quatre cas sont connus à la Réunion. Cette maladie de malformation des os, de la boîte crânienne ou encore du thorax tient sa plus grave pathologie dans sa malformation cardiaque.

Maximim Clain compte sur la diligence des services du bailleur, du Conseil général et de la mairie pour obtenir un relogement à la Plaine. Ce lundi matin, ce sont des agents de l’Agence Régionale de Santé qui sont venus dresser un constat alarmant. « Le logement a été déclaré insalubre et dangereux pour la santé des personnes. J’espère que maintenant, ça va bouger. 12 mois pour un enfant handicapé dans ces conditions, c’est comme si le temps était multiplié par dix », déplore ce père.

 

Plaine des Palmistes: Un père dénonce l'insalubrité de son logement

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

BTP : L’incertitude persiste pour 550 millions d’euros de commande publique prévue en 2024

Les entreprises du bâtiment et travaux publics, les syndicats, les bailleurs, les collectivités et les services de l’État ont approuvé ce vendredi une Charte d’engagement en faveur de la filière BTP à La Réunion. Outre des moyens financiers supplémentaires, le document donne naissance au Comité de crise du BTP, une instance qui se réunira mensuellement afin de suivre l’évolution de l’activité et traiter les blocages ou retards. Si 503 millions d’euros d’ordres de service seront engagés d’ici la fin de l’année, l’incertitude demeure pour environ 550 millions d’euros de travaux prévus mais dont le lancement avant décembre 2024 reste incertain.

Croix Marine : les mandataires judiciaires autorisés à reprendre leurs activités

Dans un courrier adressé ce jeudi aux salariés, l’administratrice provisoire de la Croix Marine a assuré qu’ils pouvaient reprendre leurs activités, les mandataires étant appelés à traiter en premier lieu les situations d’urgence. L’association a la charge de 1.500 majeurs protégés sous tutelle ou curatelle, lesquels n’ont plus accès à leur argent depuis deux semaines.

[Communiqué] Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues

Après les élections européennes du 9 juin marquées par une abstention record et une montée de l’extrême droite, l’intersyndicale de La Réunion appelle à un sursaut démocratique et social. Elle exhorte les travailleuses, travailleurs, retraités et étudiants à manifester le samedi 15 juin à 10h à la Préfecture de Saint-Denis pour défendre les droits sociaux et environnementaux et contrer la politique de régression sociale du gouvernement.

Des agriculteurs réunis à la DAAF dans l’attente des aides promises par l’État

Inquiets et dans l’attente d’aides de l’Etat, notamment celles liées aux dégâts causés par le cyclone Belal, des agriculteurs se sont rassemblés dans les jardins de la DAAF depuis 9h00 ce mercredi matin à l’appel de l’UPNA. Une réunion avec les représentants de la DAAF est fixée à 10h00, pour aborder les difficultés financières de la profession. Le syndicat n’exclut pas un sitting de plusieurs jours sur place.