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Plaidoyer en faveur des refuges animaliers

« Vous qui aimez les animaux, faites les STÉRILISER ! Les laisser proliférer est criminel : ce sont ces portées innombrables qui fournissent la matière première des fourrières et condamnent les refuges au naufrage. Alors aidez la SPA à sauver le maximum de ces pauvres animaux innocents. Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s’empoisonner […]

Ecrit par Pierrot Dupuy – le lundi 10 novembre 2008 à 08H18

« Vous qui aimez les animaux, faites les STÉRILISER ! Les laisser proliférer est criminel : ce sont ces portées innombrables qui fournissent la matière première des fourrières et condamnent les refuges au naufrage.

Alors aidez la SPA à sauver le maximum de ces pauvres animaux innocents.

Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s’empoisonner la vie. Non seulement cela ne peut pas rapporter d’argent (les abandonneurs ne laissent jamais de quoi acheter un peu de bouffe, cela ne leur vient même pas à l’idée), mais c’est un gouffre financier. Fonder un refuge ne peut être qu’une action bénévole et précaire, un élan de révolte contre l’indifférence générale devant l’omniprésence de la misère animale. C’est le fait d’âmes sensibles qui mettent sur le même plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s’agit de gens à faibles ressources qui s’épuisent à mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidés par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la générosité de quelques adhérents, mais en général abandonnés à leurs seules ressources personnelles. Un refuge est vite submergé. Là comme ailleurs, la mode imposée par les éleveurs et la publicité des fabricants d’aliments ont stimulé une frénésie d’achat dont les conséquences sont la versatilité du public et la cupidité des éleveurs et des marchands ou tout simplement l’indifférence. On achète par caprice, le caprice passé on est bien emmerdé, et comme on n’est pas des tueurs on se débarrasse, au plus proche refuge. Et là, c’est le chantage cynique: « Vous le prenez ou je vais le perdre ». C’est exactement le coup de l’otage à qui le malfrat a mis le couteau sur la carotide.

On ne sait pas assez, même chez ceux qui considèrent l’animal comme un ÊTRE VIVANT et souffrant à part entière (je n’aime pas dire « amis des bêtes »), quelle terrible et décourageante corvée est la gestion d’un refuge quand on dispose de peu de moyens. Pour un animal placé à grand-peine, il en arrive dix, vingt, cent ! Cela vous dévore la vie, vous écrase sous une conviction d’inéluctable impuissance. Beaucoup de petits refuges luttent envers et contre tous, ignorés, méprisés, abandonnés à leurs seules ressources, et, cela va de soi, en butte aux sarcasmes des imbéciles et aux froncements de sourcils des vertueux qui jugent « bien futile » de s’occuper d’animaux alors qu’il y a tant de détresses humaines… »


Extraits tirés d’un coup de gueule de François Cavanna

  

 

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