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NRL: Pointant les risques de l’option digue, le CNPN recommande une évaluation

Son avis n'est que consultatif mais le Conseil National de la Protection de la Nature a émis fin 2018 un avis critique sur l'aspect environnemental de la partie restante, en digue, de la Nouvelle route du littoral.

Ecrit par N.P – le mercredi 09 janvier 2019 à 17H44
« Les évaluations (…) font état d’un certain nombre d’impacts négatifs avérés, d’insuffisances de prise en compte et d’incertitudes relatives aux impacts environnementaux du projet de NRL, et en particulier aux conséquences prévisibles de la réalisation projetée de la digue sur remblais ». C’est ce qu’il ressort d’un avis rendu par le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) le 21 décembre dernier, confortant ainsi les inquiétudes des avis du CSRPN (Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel) et du CNPN formulés en 2012 et 2013.

Concernant les aspects règlementaires, le CNPN estime« indispensable qu’une demande de dérogation relative à l’espèce végétale protégée par arrêté ministériel du 27 octobre 2017 relatif à la liste des espèces végétales protégées dans le département de La Réunion soit instruite au préalable à la réalisation des travaux de la digue entre la Grande Chaloupe et La Possession, du fait des impacts indirects avérés du projet sur les populations endémiques de cette espèce protégée ».

Pour ce qui est de l’exploitation des carrières, le CNPN « regrette le flottement administratif » et recommande qu’un point précis soit fait sur la question. Il souhaite que l’administration justifie, « de façon explicite et motivée, en quoi leur exploitation reste possible au regard des dispositions du schéma 2010 revenu en vigueur ». Et demande qu’elle explique la stratégie qu’elle envisage de mettre en œuvre pour lever les difficultés liées à cette annulation du schéma 2014.

« Flottement administratif »

Le CNPN souhaite par ailleurs la réalisation d’une évaluation. L’avis s’appuie pour cela sur la loi du 8 août 2016 pour « la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages », qui a introduit la possibilité de réalisation, « par une tierce expertise menée à la demande de l’autorité compétente, par un organisme extérieur choisi en accord avec elle, aux frais du pétitionnaire », d’une évaluation de l’absence de solution satisfaisante pour que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces protégées concernées dans leur aire de répartition naturelle.

Sur cette base, il paraîtrait opportun au CNPN, dans la situation actuelle, « que l’État demande au pétitionnaire la réalisation – avant l’engagement de la 2ème phase des travaux de la NRL – d’une telle expertise ». Le tout en prenant en compte « tous les aspects (y compris l’exploitation des carrières) de l’option digue sur remblais, dont les risques et les impacts négatifs sur l’environnement et la biodiversité (dont des espèces protégées) ont à nouveau été très largement soulignés dans cet avis, par rapport à l’option viaduc ».

L’association Lataniers Nout Ker d’Vie a annoncé qu’elle présenterait cette demande d’expertise au préfet et à la Région. Et appelle les autres collectifs – et élus opposés aux carrières et au projet digue – à faire de même.

 

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