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Nouvelle Calédonie : Deux morts après une nouvelle nuit de violences

Deux personnes ont été tuées et d'autres ont été blessées dans la nuit de mardi à mercredi dans les émeutes à Nouméa.

Ecrit par N.P. – le mercredi 15 mai 2024 à 10H33
Capture d'écran Google Earth

Le haut-commissaire Louis Le Franc a confirmé le bilan dramatique après une nouvelle nuit de violences. « Des trois blessés admis aux urgences, il y en a un qui est mort, victime d’un tir par balle. Pas d’un tir de la police ou de la gendarmerie, mais de quelqu’un qui a certainement voulu se défendre ». Le haut-commissaire a, plus tard ce mercredi, annoncé à l’Agence Radio France un deuxième mort dans ces émeutes la nuit dernière.

L’archipel est secoué par des émeutes alors que la réforme constitutionnelle a été adoptée cette nuit à 351 voix pour et 153 contre, la gauche s’est opposée à son adoption.

Si les indépendantistes regrettent les violences et appellent à l’apaisement, ils condamnent en revanche le vote à l’Assemblée nationale. Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et la cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) demandent le retrait du texte.

Plus de 130 personnes ont été interpellées depuis lundi. « Plusieurs dizaines d’émeutiers ont été placés en garde à vue et seront présentés à la justice », a annoncé dans un communiqué le haut-commissariat de la République. Malgré l’instauration d’un couvre-feu dans l’agglomération de Nouméa mardi, plusieurs infrastructures publiques de la capitale ont brûlé dans la nuit, mais aussi des voitures ou des commerces. Certains habitants s’organisent en milice pour assurer la sécurité, relate la presse nationale.

Faute de réapprovisionnement, les pénuries alimentaires augmentent.

Le haut-commissaire Louis Le Franc qualifie la situation « d’insurrectionnelle ». L’autorité a martelé l’appel au calme au risque de retomber dans les violences des années 80 durant lesquelles les morts se sont comptés par dizaine. 40 ans plus tard, les divisions entre loyalistes et indépendantistes ressurgissent.

Dans un courrier adressé aux représentants calédoniens dans la nuit, Emmanuel Macron a condamné des violences « indignes » et appelé au « calme ».

Des équipes du GIGN, du RAID, mais aussi des escadrons de gendarmes mobiles et des sections de la CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, ont également été mobilisées, a annoncé hier le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin.

 

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