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Nouvelle-Calédonie : Du mieux, même si la situation demeure encore tendue

La situation en Nouvelle-Calédonie s'est légèrement apaisée dans la nuit de jeudi à vendredi, suite à l'instauration d'un état d'urgence, bien que l'agitation persiste dans certains secteurs de Nouméa, cinq jours après le début des émeutes provoquées par une réforme électorale controversée. "Pour la première fois depuis lundi, nous observons une accalmie dans le grand Nouméa, malgré les incendies qui ont touché une école et deux entreprises" cette nuit encore, a exprimé le représentant de l'État dans cette collectivité du Pacifique Sud.

Ecrit par N.P. – le vendredi 17 mai 2024 à 17H56
Capture d'écran Google Earth

Les émeutes, les plus sévères depuis la fin des années 1980, ont causé la mort de cinq personnes, dont deux gendarmes, et blessé des centaines d’autres, ont rapporté les autorités. Louis Le Franc, le haut-commissaire de la République, a admis que trois quartiers défavorisés, majoritairement peuplés de Kanak, sont encore contrôlés par des émeutiers. « Des renforts sont en route pour reprendre le contrôle des zones qui nous ont échappées ces derniers jours, » a-t-il assuré lors d’une déclaration à la presse.

À Nouméa, la principale préoccupation des habitants restait le ravitaillement, face à des pénuries imminentes. Les files d’attente s’allongent devant les quelques magasins qui ont survécu aux flammes et aux pillages. David Guyenne, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Nouvelle-Calédonie, a indiqué que les violences avaient détruit entre 80% et 90% de la chaîne de distribution de la ville.

Le haut-commissaire a promis que l’État se mobiliserait pour faciliter l’approvisionnement en produits de première nécessité et a annoncé la mise en place d’un pont aérien entre la France métropolitaine et l’archipel, distant de plus de 16.000 km.

Par ailleurs, la situation sanitaire se dégrade également, avec des décès supplémentaires dus à l’inaccessibilité aux soins, exacerbée par les barrages routiers. Thierry de Greslan, un responsable de l’hôpital de Nouméa, a rapporté sur France Info que trois à quatre personnes étaient mortes jeudi en raison de cette situation.

Durant la nuit de jeudi à vendredi, de nouveaux renforts de police et de gendarmerie sont arrivés de métropole, portant le nombre total à environ 1.700. L’armée a aussi été déployée pour sécuriser les points stratégiques tels que les ports et l’aéroport.

Le régime d’état d’urgence, déclaré mercredi soir par le gouvernement, impose des restrictions sévères, incluant l’interdiction de déplacements et de réunions, ainsi que la possibilité de mettre en place des assignations à résidence pour restaurer l’ordre. L’application Tik Tok, par laquelle échangeaient les émeutiers, a également été interdite temporairement.

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