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Mobilisation contre la réforme scolaire: « Un dialogue de sourd au rectorat »

Mercredi après-midi, enseignants de la 1ère circonscription de Saint-Denis, syndicats et parents d’élèves se sont donnés rendez-vous devant le rectorat pour une mobilisation contre la réforme des rythmes scolaires. Enjeu de cette mobilisation, faire reculer l’expérimentation de cette réforme dans les 24 écoles du secteur 2 de Saint-Denis. Reçue par le rectorat dans l’après-midi, la […]

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 04 avril 2013 à 07H00

Mercredi après-midi, enseignants de la 1ère circonscription de Saint-Denis, syndicats et parents d’élèves se sont donnés rendez-vous devant le rectorat pour une mobilisation contre la réforme des rythmes scolaires. Enjeu de cette mobilisation, faire reculer l’expérimentation de cette réforme dans les 24 écoles du secteur 2 de Saint-Denis. Reçue par le rectorat dans l’après-midi, la délégation est ressortie déçue de cet entretien. « Un dialogue de sourd« , lâche Patrick Corré, secrétaire départemental de la CGTR Educ’action.

Carole Guision, représentante du collectif des écoles de Saint-Denis, rappelle que « 23 écoles sur les 24 concernées par l’expérimentation de la réforme des rythmes scolaires sont contre aujourd’hui« . Des enseignants qui n’ont pas apprécié d’être informés par voie de presse de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires dans leurs établissements à la rentrée de 2013.

« Ce qui nous inquiète également, c’est la qualité d’accueil des enfants. Dans une lettre de Vincent Peillon (ndlr : Ministre de l’Education nationale), ce dernier propose de revoir à la hausse le taux d’encadrement. Actuellement, un adulte peut surveiller 10 enfants de moins de 6 ans. Demain, ce sera 1 adulte pour 14 enfants de moins de 6 ans et 1 adulte pour 18 enfants de plus de 6 ans. Où est l’intérêt de l’enfant ?« , s’interroge-t-elle.

Mobilisés mais pas abattus, les syndicats, parents d’élèves et enseignants ont occupé le pavé toute l’après-midi d’hier en face du rectorat. « On a dit au recteur que l’expérimentation n’avait pas lieu d’être. Il nous a répondu que c’était l’intérêt de l’élève qui primait et qu’il ne comprenait pas pourquoi nous n’étions pas d’accord« , explique Patrick Corré.

« Il veut nous imposer l’expérimentation à Saint-Denis et après on verra« , ajoute-t-il. Une réponse pas satisfaisante pour les manifestants. Ces derniers sont bien décidés à ne pas se laisser faire. Une intersyndicale se tiendra ce matin pour décider des actions à venir. « On ne lâchera pas« , conclut Patrick Corré.

 

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