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Marseille : L’usine Lafarge à l’arrêt après un sabotage de militants écologistes

Le samedi 10 décembre, l’usine Lafarge située à Marseille, qualifiée de "cimentier-pollueur", a été prise d’assaut par plusieurs dizaines de militants écologistes. Les dégâts conséquents ont forcé l'arrêt des activités.

Ecrit par P.J – le mardi 13 décembre 2022 à 12H02

En fin d’après-midi le samedi 10 décembre, l’usine Lafarge de la Malle, située à Bouc-Bel-Air, près de Marseille dans le Bouches-du-Rhône, a été la cible d’une action de sabotage par plusieurs dizaines de militants écologistes, ont annoncé France Bleu et BFM Marseille.

Dans un communique émis le lendemain, Lafarge a précisé que de « très importants dégâts » ont été constatés « sur les installations, les bâtiments et les véhicules ».  L’’évaluation des dégâts sont actuellement en cours. 

Sur des vidéos postées sur plusieurs sites, on peut voir plusieurs dizaines de manifestants vêtus de combinaisons blanches à capuche marcher sur un sentier. Sur d’autres plans, des militants vêtus des mêmes combinaisons s’en prennent à une caméra de surveillance à coups de marteau, à un tuyau à coups de hachette. Des débuts d’incendie dans des camions peuvent également être visionnés. Bombé sur un mur, un graffiti  indique : « C’est qui les dindons de la Farge ? »

D’autre part, un texte anonyme accompagnant cette vidéo revendique l’action contre le « cimentier-pollueur » en précisant que celle-ci a été menée par « 200 personnes (qui) ont envahi et désarmé par surprise l’usine Lafarge de la Malle à Bouc-Bel-Air ».

Les militants écologistes auteurs de cette intrusion, contactés par l’AFP, ont reconnu cette action sans la revendiquer au nom d’un groupe ou d’un mouvement précis. Les activistes ont expliqué au travers d’un communiqué vouloir dénoncer la « pollution atmosphérique » générée par l’usine.

Selon les activistes, « Lafarge et ses complices n’entendent rien à la colère des générations qu’ils laissent sans avenir dans un monde ravagé par leurs méfaits. Leurs engins, silos et malaxeuses sont des armes qui nous tuent. Ils ne cesseront pas sans qu’on ne les y force. Nous allons donc continuer à démanteler ces infrastructures du désastre nous-même ».

Richard Mallié, le maire de Bouc-Bel-Air, a déclaré à BFM Marseille que l’usine pourrait être empêchée de fonctionner normalement pendant plusieurs semaines en raison des dégâts provoqués.

Entre-temps, Lafarge a porté plainte et une enquête a été ouverte. Pour François Petry, directeur général du cimentier, les arguments des activistes ne sont pas audibles. Il s’est au contraire défendu dans un communiqué en assurant d’être à la tête « d’une usine à la pointe dans le pays dans le domaine des matériaux décarbonés ». Des « investissements conséquents pour sa décarbonation et celle de sa production » ont été faits ces derniers mois, a affirmé le groupe. 

 

 

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