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Manifestation à Nice : Geneviève Legay prise en flagrant délit de mensonge

La blessure à la tête, samedi à Nice, de Geneviève Legay, une militante d’Atac de 73 ans, dans le cadre d’une manifestation interdite des Gilets jaunes sur la place Garribaldi, fait la une de l’actualité depuis son hospitalisation. La famille de la septuagénaire a porté plainte pour « violence en réunion avec arme par personnes dépositaire […]

Ecrit par zinfos974 – le mardi 26 mars 2019 à 10H32

La blessure à la tête, samedi à Nice, de Geneviève Legay, une militante d’Atac de 73 ans, dans le cadre d’une manifestation interdite des Gilets jaunes sur la place Garribaldi, fait la une de l’actualité depuis son hospitalisation.

La famille de la septuagénaire a porté plainte pour « violence en réunion avec arme par personnes dépositaire de l’autorité publique contre personne vulnérable, une plainte qui vise aussi le préfet en sa qualité de donneur d’ordres »

 et de nombreuses manifestations se sont déroulées hier dans toute la France pour protester contre les violences policières.

Pourtant, le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre (qui avait officié à l’époque à La Réunion), a confirmé hier soir qu‘ »il apparaît que Mme Legay n’a pas chuté spontanément par elle-même mais a été poussée dans le dos, non pas directement par un membre des forces de l’ordre mais par des personnes reculant dans un mouvement de foule face à l’avancée de ces forces de sécurité. » « De très nombreuses images (de la ville, d’organes de presse..) sont en cours d’exploitation. D’ores et déjà, on peut dire que Mme Legay avait un drapeau coloré à la main très reconnaissable. Elle se maintenait à 1m des gendarmes mobiles en cordon. Mme Legay, au vu des images, a été poussée.
A l’évidence, cela a provoqué sa chute en arrière, sa tête a heurté un plot métallique le long de la ligne de tramway. Elle a été immédiatement secourue par un commissaire et des « streets medics ».
Plusieurs actions de dispersion avaient été effectuées sur cette place et n’ont pu surprendre personne. Les sommations ont été faites conformément au texte. En l’occurrence, cette manifestation était à la fois illicite (par le fait de l’arrêté préfectoral) et interdite par le fait de la sommation délivrée par le commissaire de police ».

A l’occasion de cette conférence de presse, le procureur de la République a aussi révélé que, interrogée sur son lit d’hôpital, Geneviève Legay avait assuré aux enquêteurs ignorer que la manifestation était interdite sur la place.

Or, quelques minutes avant d’être blessée, la septuagénaire avait accordé une interview a CNews. Notamment interrogée par le journaliste si elle quitterait la place Garibaldi si les forces de l’ordre lui demandaient de faire, elle avait répondu : « Ecoutez, on la quittera quand on voudra. Après s’ils prennent la force… On verra bien! (…) Je n’ai pas peur, j’ai 73 ans, qu’est-ce qui peut m’arriver? Moi je me bats pour mes petits-enfants« .

Après la découverte de cette vidéo, il lui sera difficile de continuer à affirmer qu’elle ne savait pas que la manifestation était interdite à l’endroit où elle se trouvait…

 

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