M. Lebon : les salariés et adhérents de Terracoop et Sicalait vous répondent. : ”ASSEZ DES DÉMONSTRATIONS DE FORCE! ASSEZ DE “GUERRE” , LA VÉRITABLE FORCE SE MANIFESTE EN SERVANT L’AGRICULTURE”

Depuis plus de deux ans, nous, salariés et adhérents de Terra Coop assistons à une dégradation continue du fonctionnement de notre écosystème coopératif. Ce constat n’est plus une inquiétude : c’est aujourd’hui une alerte sérieuse. M. Lebon, nous répondons à votre communiqué pour vous dire que, dans la continuité de vos actions passées, votre comportement actuel et dictatorial, est scandaleusement néfaste au territoire.
Vous nous en donnez une preuve magistrale en nous informant de l’exclusion prochaine de Terracoop de l’URCOOPA !
Question : à quoi sert la tenue annoncée du conseil d’administration et de l’Assemblée générale puisque vous avez déjà décidé. Seul.
Puisque vous persistez à refuser le dialogue et le débat, sachez Monsieur Lebon que nous n’allons pas nous laisser faire. Nous mènerons tous les combats utiles pour vous empêcher de nuire.Car, ce qui est en jeu dépasse largement des désaccords internes. Il s’agit de l’avenir d’un modèle, d’un territoire et de celles et ceux qui y travaillent chaque jour.
C’est la raison pour laquelle nous avons proposé la tenue des États généraux avec une ambition claire : rassembler l’ensemble des acteurs — éleveurs, agriculteurs, coopératives, institutions, collectivités, organisations professionnelles et syndicales — autour d’une même table, pour dépasser les tensions et engager une dynamique de co-construction.
Manifestement, vous avez décidé, dans votre démarche hégémonique et d’absence de débat, de passer outre. C’est regrettable.
Stop aux contradictions !
Il n’est plus possible d’affirmer que vous agissez dans l’intérêt de la coopération ou de l’emploi, et des éleveurs -alors que vous avez doublé vos marges sur l’aliment- .
Vous, M.Lebon, qui cumulez un passif peu glorieux : la fermeture de trois entreprises, avec à chaque fois des licenciements à la clé : FRCA, Jardicane (devenue Botanik Pei) et Nutrima.
Vous qui avez également “‘sorti”, sans états d’âme, de nombreuses personnes du groupe Urcoopa, notamment les cadres structurants, pour avoir les coudées franches.
Vous qui avez licencié brutalement votre Directrice Générale de la Coopérative des Producteurs de Porcs de la Réunion-CPPR.
Et maintenant, tel César dans l’arène, vous vous permettez de demander la tête de notre Directrice Générale et de notre administrateur-représentant à l’Urcoopa.
Menaces et pressions, voilà votre mode de management et celui de votre accolyte de la Direction Générale, bras armé pour les basses oeuvres.
Car tout le monde le sait : les salariés du groupe Urcoopa sont en souffrance, avec des actions judiciaires en cours contre vous et votre directeur. Le groupe Urcoopa est d’ailleurs classé parmi les cinq entreprises de l’île les plus mauvaises en terme de gestion de la santé au travail. Et cela relève de votre responsabilité.

Une filière volaille paralysée
Parlons maintenant de la gestion de vos outils.
La filière volaille, pilier de l’agriculture péi, est aujourd’hui profondément désorganisée. Vous avez déclenché la « guerre de la volaille » via des positions hostiles envers le groupe Duchemann -votre ennemi du privé-, le tout s’accompagnant d’une profonde déstabilisation de l’interprofession volaille.
Pourtant, les faits sont là : le groupe Duchemann a permis depuis 2017 l’installation de 21 nouveaux éleveurs, et l’ensemble des éleveurs ont rapidement augmenté leurs revenus de 30%.
Cela ne semble pas assez bien pour vous ? En témoigne les conflits engagés par vous, qui ont conduit à un blocage des dynamiques : pas d’installations, une production contrainte, et une perte de visibilité pour les éleveurs.
Le résultat de votre “guerre” c’est, en outre, 5 M€ d’honoraires d’avocats et conseils payés par l’Urcoopa, donc par les éleveurs.
C’est , aussi, zéro installation en volaille depuis 2024.
C’est, enfin, un courrier du préfet demandant de réduire de -5%/an la production de volaille, parce que l’outil de traitement de déchet, censé être porté par votre coopérative amie -la CPPR- n’est pas adapté.
Et pendant ce temps, toute une économie est ralentie, voire mise à l’arrêt.
Soficoop : une folle stratégie incompréhensible et à risques
Le placement volontaire de Soficoop e n redressement j udiciaire reste, à c e jour, s ans explication pleinement convaincante. Or, cette décision expose près de 1 000 emplois à une incertitude majeure. 24 mois plus tard, l’absence de sortie claire de cette situation, combinée au blocage des investissements,à la non prise en compte par le débat des solutions -dont la nôtre- et à la dégradation des outils, faitpeser un risque réel sur l’avenir de l’entreprise.
Jouer avec le temps dans ce type de procédure, c’est prendre le risque d’une issue irréversible.
Une accumulation de signaux alarmants
Les faits s’accumulent et dessinent une trajectoire préoccupante : affaiblissement o u disparition d’outils collectifs historiques; tensions ouvertes dans plusieurs filières stratégiques; charges accrues pour les éleveurs; investissements bloqués ou inefficaces; climat social dégradé; perte de repères dans la gouvernance coopérative
Pris isolément, chacun de ces éléments interroge. Ensemble, ils constituent une alerte majeure.
Non. Il n’est plus possible de défendre une vision collective tout en multipliant les décisions unilatérales. Il n’est plus possible de demander la confiance sans garantir la transparence.
Ce que nous exigeons de façon claire désormais c’est
> le rétablissement immédiat d’un dialogue réel et structuré
> la transparence totale sur les décisions stratégiques et financières
> la clarification urgente de la situation de Soficoop
> un plan concret de relance des filières, notamment la volaille
> le respect strict des principes coopératifs
Nous refusons que
des décisions engageant des centaines d’emplois et l’avenir de filières e ntières s oient p rises sans débat, sans explication et sans responsabilité.
Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour nous défendre. Autant les salariés, que les éleveurs.
Défendre les outils collectifs construits au fil des décennies par nos zarboutans.
Face à cette situation, le silence ne serait plus une option. Il serait une faute. Assez des démonstrations de force! Assez de guerre. La véritable force devra se manifester en servant l’agriculture. Dans l’intérêt général.
Nou lé ansanm, nou larg pa !”.
Les salariés et adhérents de Terra Coop


